Chaque jour nous apporte son lot d'informations sur des attaques terroristes déjouées.

Effets secondaires issus des attentats meurtriers des jours passés, effets de peur entretenus ou orchestrés à qui cela rapporte ou, pire encore, une psychose savamment organisée afin que le peuple français s'enlise dans une seule pensée, mettant ainsi une barrière entre les problèmes urgents non réglés et une mise en scène psychotique visant à conduire le peuple dans une seule et unique vision, une seule et unique pensée guidée par la peur?

Tous les supports médiatiques y vont de leur scoop mais la réalité est toute autre. Pourquoi avoir laissé pourrir une situation connue de l'Élysée et des hommes-clés du Gouvernement, dont monsieur Cazeneuve, premier flic de France?

Est-ce que nos Services de renseignements ont besoin d'un coup de jeune ? Est-ce que nous ignorions toutes ces choses ? Difficile à croire tant les signaux d'avertissements étaient flagrants !

Pourquoi cette inertie au plus haut niveau de la hiérarchie étatique? Pourquoi ce manque de réaction?

Devons-nous admettre que la situation qui s'en est suivie servait les intérêts de l'Etat?

Pas un seul jour où l'on ne mentionne un acte criminel déjoué puis le pire arrive...alors s'il est aujourd'hui possible de trouver ceux et celles qui de part leur attitudes, leurs actes manqués ; connus parce que fichés dans les fichiers de police et de Renseignements, pourquoi l'attentat meurtrier visant Charlie Hebdo a été possible?

Cette question déjà posée lors de la tuerie organisée par Mohammed Merah est demeurée sans réponse. En sera-t-il de même dans le cas présent?

Pourquoi laisser faire, sans intervention énergique de la part des services policiers concernés ? Pourquoi laisser la peur s'emparer de nos concitoyens ? La peur peut devenir une arme pour qui sait s'en servir, et les malfaisants de tout bords ont le mode d'emploi. Ils connaissent l'art et la manière de faire pression sur les populations.

La politique européenne à laquelle la France est soumise a parlé d'économie ; nous avons répondu par l'affirmative ! Alors les commissariats ont fermé leurs portes dans certains lieux stratégiques pour ces extrémistes, puis des casernes ont fait leur paquetages pour aller sous d'autres cieux.

Aujourd'hui il est question de revoir à la hausse ce qui a été conduit à la baisse. N'est-il pas déjà trop tard ? La gangrène s'est étalée et cela commence à sentir mauvais.

Quand la peur deviens une psychose nationale, tous les débordements sont prévisibles, et des " actions chocs " devront être prises afin de rétablir un climat de sécurité porté disparu depuis quelques temps.

La psychose entretenue par la position gouvernementale ne repose plus sur l'hebdomadaire meurtrit, mais sur le poison véhiculé par des affirmations qui font couler le sang. Jusqu'à quand les dirigeants de la nation, prêts à tout pour la satisfaction de leur ego, vont-ils dormir sur leurs lauriers ? Quel prix va-t-il falloir payer afin de sortir de ce bourbier ? Est-ce qu'un seul va oser proclamer haut et fort qu'il est urgent de changer de cap ? Ici, il n'est plus question de droit d'expression menacé, il s'est avéré que la France n'accepte pas que sa liberté soit foulée aux pieds de ceux qui s'ingèrent dans la vie française.

Ici, il est question de sauvegarder une application d'un droit qui n'en est pas un ! Le droit à la satire existe certes, il a toujours été ainsi. Mais le droit à l'insulte publique n'est pas dans la Constitution française. Nous nous sommes faits des ennemis durables.

Afin que cesse la psychose établie, Il faudra du temps, celui d'un calme revenu, et d'une orientation française face au danger qui la menace.