Alors que Charlie écrit, comme il l'a toujours fait, que : "tout est pardonné !" - scandaleux mais subtil - en couverture de sa première publication, au lendemain des événements dramatiques dont le journal a été victime, on peut aujourd'hui se demander quelles sont les blessures que la société en garde ?

Attaquer #Charlie Hebdo revient à attaquer la liberté d'expression et attaquer la liberté d'expression, c'est attaquer la France, dans ses droits et ses principes les plus fondamentaux, dans ce qui fait sa force. Pendant quelques jours les Français ont été bouleversés mais ils ont été fiers. Fiers également d'être Français. Ils chantaient la Marseillaise, place de la République, la main sur le cœur, et répétaient la devise de la France gravée sur la statue. Quelque chose de fort se produisait, comme une petite révolution pour réunir tout le monde autour des principes que nous avions un peu oublié mais qu'on ne laissera personne nous enlever !

Les tragiques événements de Charlie Hebdo ont détruit la France mais paradoxalement l'ont aussi rendue plus forte. Les gens se sont mobilisés spontanément en criant que non "on n'a pas peur !" et c'était très fort. Et maintenant ? Sont encore présents les graffitis et les pancartes en référence à Charlie et il y a eu un véritable engouement autour du premier numéro du journal, sorti le mercredi suivant l'attentant. Les gens se sont bousculés pour se le procurer, et c'est vrai que cela valait le coup. Le journal satirique a gardé son humour légendaire et on l'admire pour ça. Charlie n'est pas mort !

Et après ?

Après le choc émotionnel et les premières suppositions d'une potentielle théorie du complot, il semblerait que le monde soit, tout de même, un peu plus calme aujourd'hui. Cette attaque de la presse française va-t-elle effrayer les journalistes, voire même les lecteurs, ou bien au contraire, relancer les ventes de ces journaux que les gens avaient quelque peu laissés de coté ?

On voit naître de nouveaux concepts, moins verticaux, qui encouragent les gens à s'exprimer, dans l'idée que tout le monde devrait jouir de cette liberté. Il y a également le versant négatif avec cette question du traitement de l'image par la télévision et ses journalistes, qui vont jusqu'à montrer en temps réel des prises d'otages ; poussant la diffusion d'informations à son paroxysme !

Maintenant, il faudrait plus que jamais s'interroger sur cette liberté, que personne ne pourra jamais nous enlèvera. Car, on peut, certes, ôter la vie à des personnes mais on ne peut faire de même avec les idées. L'histoire qui se construit nous confronte à notre propre société. On doit se poser la question de ce que nous montrent les médias et mener une réflexion réflective sur l'opinion publique, pour garder un sens critique et ne jamais oublier notre liberté de penser. #Journalisme