Après quelques heures passées à Moscou en la présence de Vladimir Poutine, le tandem européen Hollande/Merkel s'en est retourné "Gros-Jean comme devant" et la campagne de #Russie s'achève aujourd'hui par un fiasco.

L'espoir qui les animaient est réduit en miettes, mais n'était-ce pas perdu d'avance? Après tout, Poutine s'est vu rabaissé au rang d'un subalterne alors que sa position est celle que le peuple russe lui a donné. Les champions de la démocratie auraient dû se méfier et savoir que le président russe n'est pas celui que certains veulent décrire afin de minimiser leur aveuglement politique.

L'Europe a déjà vécu ces mélodrames alors que les diplomates de la 4ème République avaient une vision irréelle de la vérité européenne. C'est pourquoi le jeu, sans être truqué, était mal engagé, et grande est la déception européenne en ce jour. En fait, il est urgent de comprendre que la Russie n'est pas prête à se laisser berner ni détourner de son objectif qui est de reprendre sa place de "pôle position" comme du temps ancien de l'U.R.S.S. avant son éclatement.

La volonté de Poutine est évidente, fermer les yeux est stupide. L'Europe doit comprendre que sur l'échiquier politique et économique, la Russie s'est repositionnée sur la ligne de départ des grandes nations mondiales. Dans ses approches d'avec la Chine, la Russie se veut être ce qu'elle a été par le passé.  Aujourd'hui, Poutine offre à l'Europe, et à l'Amérique d'Obama, l'image d'une nation qui s'est reconstruite et qui a mis le pied à l'étrier pour sa réussite dans tous les domaines.

L'Europe va devoir se formater dans une vision autre que la sienne, et voir la Russie autrement qu'une nation démembrée explosée suite à la Pérestroïka (nepecmpoùka) et ses nombreuses réformes menée par M. Gorbatchev de 1985 à 1991.

François Hollande apprend, en ce jour, ce qu'est un camouflet, et va devoir reconsidérer la position du "coq" français face à l'ours sibérien, tout comme A. Merkel qui trop longtemps, s'est crue intouchable dans sa position de "nomber one" allemande, vectrice européenne. L'accord de paix souhaité entre Poutine et l'#Ukraine est aujourd'hui caduc et non avenu.

Il va falloir oser selon l'enjeu collectif européen, à moins de réviser les bases des accords de la construction européenne moderniste mais pas moderne pour autant.

Pour parvenir à influencer Poutine, il va falloir faire des propositions acceptables pour les deux partis, à savoir l'Ukraine, nation souveraine, et la Russie. Il va falloir faire l'effort de regarder un peu plus haut et surtout ne plus afficher de mépris envers un dirigeant élu par le peuple. N'est-ce pas la le principe de la démocratie?  #Union Européenne