Les résultats annoncés par l'Insee concernant la croissance économique française relèvent d'une manipulation tendant à masquer la vérité décevante d'une dure réalité. Comment se glorifier de ce qui, sous les projecteurs des instituts de sondages, ressemble à une reprise alors qu'il n'en est rien ! La réalité se tient dans les chiffres de Pôle Emploi.

Apparemment, une "croissance" de l'ordre de 0,4% ferait les beaux jours des espérances de l'Exécutif français, tandis que l'Allemagne affiche, quant à elle, une embellie de 1,6% pour 2014. Pour qui le "cocorico" ?

Selon Michel Sapin, le ministre des Finances, rien n'est perdu, même s'il consent à avouer l'existence d' un frein qui a ralenti les espérances ascensionnelles au 3ème trimestre 2014. Pour ce dernier, ces chiffres correspondraient à l'attente du Gouvernement et à celui de 30 économistes sollicités.

Il existe un anachronisme volontaire entre rêve et réalité, et ce sont les chômeurs qui en paient le prix.

Comment accepter ce triomphalisme déplacé quand il ne ressort que si peu de résultats pour l'an passée, et si peu d'espérances pour les temps à venir ? Pourquoi la France ne se donne-t-elle pas les moyens, à grande envergure, d'une reconquête industrielle qui ferait de nous ce que nous étions dans un passé pas si lointain, un fer de lance européen ? Tout simplement parce que les pouvoirs ont changé de mains et que les États sont soumis à la haute #Finance qui règne sur toute chose. Les nations sont devenues esclaves de qui domine sur elles. Qui dirige la finance ? Personne d'autre que la haute finance et le pouvoir financier passe par les grandes banques mondialisées.

Soumis à mille turbulences, notre pays a bien du mal à sortir de l'ornière dans laquelle il se trouve embourbé, mais il paraît que la faute en revient aux investisseurs qui n'investissent plus, selon M.Sapin lors d'un passage sur le plateau d'iTELE.

Les chiffres annoncés sont alarmants, et il va falloir plus qu'un désir pour provoquer la possibilité d'action. Le gouvernement, soumis à la dictature européenne et mondiale des marchés, ne peut pas s'aligner à moins de mettre un frein à sa velléité d'entreprendre. Les marchés ne se traitent plus beaucoup dans l'Hexagone, et une certaine empathie a disparu, laissant un grand flou et une vaste déception.

Le président Hollande a toujours ponctué ses interventions télévisées d'un leitmotiv concernant ses actions afin de contrarier la courbe du chômage dans son ascension. Aujourd'hui, après trois années de présence au pouvoir, nous avons pu constater que rien n'avait bougé, si ce n'est une envolée spectaculaire des chiffres et l'augmentation effrayante des demandeurs d'emplois.

Quelle est la réalité concernant ces bravades verbales qui ne sont de fait que joutes et déclarations politiques ? Elle est décevante, et bien de nos compatriotes perdent espoir de voir le sablier s'inverser dès 2015. Pour relancer la machine industrielle, il faudrait prendre des mesures exceptionnelles qui ne viseraient plus à appauvrir ceux qui produisent, ceux qui oeuvrent pour le PIB de la France, mais qui mettraient un coup se frein aux requins de la finance internationale, aux spéculateurs en tous genres qui se prêtent de manière honteuse à la courbe du chômage et à la perte de l'espérance économique française. #François Hollande #Crise économique