Existe -t-il en France un service de police susceptible de déterrer les "affaires classées" trop vite entérinées à la façon "Cold Case"?

La #Justice française peut parfois s'avérer par trop expéditive, et manquer de discernement, ce qui la rend faillible, et c'est ainsi que nous constatons, ces derniers temps, des "erreurs" préjudiciables envers ceux et celles qui en font l'objet.

Combien de fois sommes-nous a même de constater que des "affaires" soi-disant menées à terme continuent à hanter l'esprit de la population, et refaire surface? Ce n'est pas parce que des portes de cellules se ferment que tout est réglé, loin s'en faut. Nous avons pour preuves certaines de ces "affaires" qui continuent à faire leur "boeuf" alimentées par de multiples rebonds. Il en existe quelques unes plus présentes à l'esprit populaire que d'autres, comme l'Affaire du "pull rouge" Christian Ranucci, Omar Raddad, Gaston Dominici ou encore, toujours bien présente, celle de Guillaume Seznec, accusé, jugé et condamné pour un crime de sang en 1924.

Tous ces hommes ont été vilipendés, jetés en pâture à la populace prête à les lyncher; La Justice a fait son office. Justice aveuglée ou aveugle? Après que soit passé le temps, que se soit accumulée la poussière sur des dossiers parfois désuets, il flotte toujours une odeur de manque de vérité qui alimente un vague à l'âme d'insatisfaction.

La Justice a perdu son auréole et a accumulé les bavures les unes après les autres: Ranucci innocent, Gaston Dominici dont la culpabilité n'a pas été établie, Omar Raddad ? Et combien d'autres?

Denis Seznec réclame justice pour son aïeul Guillaume qui, selon lui, a été jugé coupable alors qu'il ne l'était pas. Un avocat : maître Langlois, un procès de 8 jours , un défilé de 120 témoins à la barre, et au bout du tunnel, une condamnation à "perpette" à Cayenne. Pour ceux qui ne savent rien des bagnes, c'est l'enfer sur la terre.

Les faits se sont déroulés en 1924, et la victime est un Conseiller Général du Finistère. Voilà qui corse l'affaire.Toutefois, avec la pugnacité familiale, l'écriture d'un livre sur Séznec par l'avocat Langlois, il s'avèrerait un fait nouveau capable de tout remettre en cause, allant jusqu'à innocenter celui qui n'est plus là pour savourer le temps présent qui débouchera sur une victoire. Il faut chercher la femme... Marie-Jeanne Seznec qui ne serait pas étrangère au drame.

Cette hypothèse pourrait être la moins invraisemblable et non contradictoire avec le dossier.

Cette affaire, comme tant d'autres, a été jugée, les accusés ont purgé leur peine! Mais étaient-ils réellement coupables?

Denis Séznec refuse de commenter tous les éléments "nouveaux" rendus publics par l'avocat, allant jusqu'à dénoncer la réalité d'un "secret" de famille. Sa seule volonté étant la réhabilitation de son grand père Guillaume Seznec.

Qu'en sera-t-il du côté de la justice?

Nous assistons à une recrudescence de dossiers mal ficelés, de prétendus coupables faussement condamnés, de jugements cassés!

Après de bons et loyaux services, il est peut-être temps de dépoussiérer le Code pénal et de le revisiter façon XXIème siècle.
#Loi