Aujourd'hui plus que jamais, le monde s'interroge sur la paix. De plus en plus de foyers d'animosité prennent vie. Maintenant, c'est au tour de la #Russie qui fait un bras de fer avec l'#Ukraine mais surtout avec l'Europe. Poutine a su mémoriser les multiples affronts dont il a fait l'objet en tant que chef d'Etat.

Ancien membre du KGB, ce fin politique profite à fond position privilégiée. Fin stratège, il s'est mis en conformité avec sa propre vision politico-économique, laissant à d'autres le soin de donner les cartes afin de pouvoir réfuter de manière habile, toutes accusations dirigées contre lui et la Russie. Les intermédiaires de cet imbroglio international ressemblent à ce qu'ils sont réellement : des mendiants.

En regrettant l'ancienne Union Soviétique (la plus grande catastrophe du siècle dernier selon Poutine) il ne fait pas mention d'idéologie partisane mais de pouvoir absolu. Le monde "bipolaire" où pouvaient s'affronter librement Kennedy et Khrouchtchev, Reagan et Brejnev, tous s'apostrophant à l'ONU. Il rejetait l'ordre unipolaire où Eltsine se pliait à la diplomatie américaine. Pour lui, "la Russie qu'on respecte, c'est la Russie qu'on craint, pas celle qui se couche".

Il a démontré personnellement et à la face de toutes les nations participantes, ce qu'il en pensait véritablement, dès l'ouverture des jeux olympiques à Sotchi 2014. Dans le spectacle, il y avait une démonstration puissante de la force économique et militaire de la Russie. Nul n'y a pris garde.

Le binôme européen, reposant sur les épaules de Hollande et de Merkel à perdu la conviction de mener à bien les négociations de paix entre l'Ukraine et la Russie. Après Moscou, une rencontre aujourd'hui mercredi 11 février dans la ville de Minsk est déjà dépeinte comme celle de la dernière chance. Vladimir Poutine sera présent, malgré l'étau qui se resserre peu à peu sur lui.

Pourquoi l'Europe s'immisce dans ce conflit? Pourquoi cette peur insistante? Parce que la Russie est une grande nation et que sa politique est définie par la reconquête de ce qui a été, orchestrée par un Pouvoir qui ne veut pas se départir de "son cap" de "pôle position" devant l'Europe et les Etats-Unis d'Amérique toujours soucieux de leur rôle de "gendarmes" du monde.

Engluée dans ses propres difficultés, l'Europe n'a pas su réagir à temps, comme il en fut autrefois avec A. Hitler. La Russie a évolué, sortant de l'après URSS qui l'a laissé exsangue.

Le tandem européen s'est vu infliger la débâcle moscovite comme d'autres avant lui. Est-ce que Minsk sera un nouveau Waterloo pour l'Europe et l'Ukraine confondues? Il faut savoir que le président ukrainien est prêt à ordonner la loi martiale avec tout ce que cela comporte de désagréments pour les Ukrainiens souffrants déjà d'une situation périlleuse.

N'oublions pas que depuis plus de 20 ans, l'Europe est en prise avec des guerres, que ce soit en Bosnie-Herzégovine ou au Kosovo.

Est-ce que l'entêtement des deux principaux belligérants va nous conduire à revivre ce proche passé?

Nul ne peut s'opposer à la garantie de la souveraineté nationale, mais ici, qu'en est-il? La Russie se défend de vouloir asservir l'Ukraine qui, elle, revendique la portion de territoire annexée par les Russes. Un gros dilemme qui doit trouver solution très rapidement. Il y a un axe nouveau à prendre en considération : Pékin/Moscou! #François Hollande