L' heure est grave... Les tentacules de la pieuvre Daesh commencent à se déployer. Hier, nous parlions de la Libye, aujourd'hui c'est la #Turquie qui va occuper le devant de la scène. Selon l'agence de renseignement Turque (MIT), des éléments de l'#Etat Islamique sont déjà entrés en Turquie, dont des cadres, organisateurs d'actions violentes.

Visiblement, ils prépareraient des attentats à Istanbul et Ankara, contre les représentations diplomatiques des alliés de la coalition. Des spécialistes de l'attentat suicide et de l'attentat à la bombe seraient à pied d'œuvre! La note d'information ne dit pas comment ces experts en explosifs membres de l'EI sont entrés au sein du pays.

Le MIT indiquerait par ailleurs que plus de 3.000 combattants de l'Etat islamique tentent de rentrer en Turquie par le sud du pays. Il s'agirait vraisemblablement des troupes en provenance de Kobané, dont la perte est considérée par l'EI comme une cuisante défaite, qui tenteraient ces actions.

Toujours selon la même source, des djihadistes syriens ou palestiniens auraient l'intention de passer en Bulgarie afin de perpétrer des attentats en Europe. Un lot de nouvelles peu rassurantes donc...

En Turquie, si l'on peut être à peu près sûrs de la volonté des dirigeants de lutter efficacement contre Daesh, sur le territoire national du moins, une inconnue de taille subsiste. Combien de sympathisants l'Etat Islamique a-t-il en Turquie? En 2014, le chiffre de 3 millions était couramment avancé. Reste à savoir si ces données chiffrées ont évolué depuis lors...

Que faire devant l'intensification de la présence de l'EI?

Tout ceci parait être la mise en œuvre d'une action parfaitement planifiée, destinée à déstabiliser l'ennemi occidental. Chaque jour, nous découvrons une nouvelle avancée qui suit un plan de marche implacable. Et cela n'augure rien de bon. Les dirigeants des pays alliés, faisant partie de la coalition dirigée par Washington, vont devoir eux aussi établir un plan efficace pour éradiquer cette menace terroriste.

Les frappes aériennes sont d'une aide non-négligeable, mais cependant, elles semblent être insuffisantes, lorsqu'on sait que le but est de détruire totalement l'EI. 

La seule solution pour venir à bout de Daesh, au point où nous en sommes, c'est l'envoi massif de troupes au sol. Dans un premier temps, pour reprendre possessions des complexes pétroliers, privant l'EI d'une partie de ses ressources. Et ensuite, entamer la reprise du contrôle des territoires.

Si l'intervention est massive, le groupuscule djihadiste ne pourra pas tenir. Dès lors, il faut agir vite et fort pour éviter les replis sur d'autres pays.

Un accord sur le long terme indispensable

L'envoi de troupes étrangères au sol ne peut cependant se justifier qu'à une seule condition: la création d'un vrai projet de reconstruction durable à long terme. Les négociations sur ce sujet ne seront pas la partie la plus simple de l'affaire, notamment car les animosités entre les sunnites et les chiites ne datent pas d'hier. Ceux-ci doivent pouvoir cohabiter pacifiquement, cela est indispensable. L'entente est primordiale donc entre l'Arabie Saoudite et l'Iran, respectivement les pays leader du mouvement sunnite et chiite, pourrions-nous dire.

Les erreurs monumentales des puissances coloniales lors du découpage et de l'édification des territoires, sont les raisons premières de ce qui se passe maintenant. D'où la responsabilité évidente des pays concernés. 

Un autre problème de taille est celui de la question kurde. Toute une communauté réclame indépendance et territoire, jusqu'alors, jamais obtenus ni reconnus.

L'enjeu est de taille! Sans cet accord comprenant de multiples points sur le long terme, rapidement un nouveau mouvement refera surface et le processus connu sera encore une fois remis en place. Il en va de la stabilité de tout le Moyen-Orient, ainsi que d'une partie non négligeable de l'Afrique.
#Union Européenne