En temps de crise économique et financière, notre pays traque les gabegies et cherches les dispendieux nationaux afin de faire des économies. Ceci serait à porter au crédit du #Gouvernement, si les ministres concernés se penchaient sur l'urgence d'une réforme financière relative à l'octroie d'une dotation perpétuelle concernant les parachutes dorés des ex-présidents de la République.

Allons-nous vers un nouveau scandale républicain, ou verrons-nous déboucher une réforme bien venue vu l'état lamentable des #Finances de France ?

Chacun des présidents concernés n'a pas eu à souffrir d'un train de vie diminué, tous ayant des revenus conséquents, et cette dotation ne tient pas compte d'autres sources de revenus qui viendraient à s'ajouter.

L'abolition des privilèges est un des supports républicains, et pas des moindres, prônés par les pères de la Révolution française, mais nous assistons à un rétablissement de ces derniers par des actions héritées de la IVème République elle-même.

Actuellement, les anciens présidents "dotés à vie" sont au nombre de trois : Valérie Giscard d'Estaing pour 2,5 millions d'euros par an, Nicolas Sarkozy pour 2,2 millions, et Jacques Chirac pour 1,5 millions, soit un coût annuel de 6 millions d'euros à la charge des contribuables. La palme revenant à "VGE", avec quinze employés dont trois maîtres d'hôtel.

De fait, cette dotation perpétuelle est le produit d'une ineptie de la IVème République, émaillant le panel législatif d'un Article 19 de la loi n° 556 du 3 avril 1955, stipulant que tous les anciens hôtes élyséens recevraient ce qui est de l'ordre actuel de 6 000 euros brut mensuel, y compris diverses gratifications dépassant les bornes de l'entendement. Avant toutes choses, il faut savoir que ces faveurs rejaillissent intégralement sur le conjoint de l'élu, comme il en fut pour les épouses des présidents défunts Georges Pompidou et François Mitterrand.

A cela, il faut ajouter l'entretien du couple bénéficiaire qui se voit doter d'un appartement de fonction à chacun d'entre eux, appartement meublé et doté de tout le confort moderne, y compris la téléphonie,  auxquels il faut ajouter la domesticité. De plus, un véhicule de fonction, avec chacun deux chauffeurs ; des frais de représentation, frais de bureau et sept fonctionnaires attitrés payés par l'Etat ; tous les frais de déplacement dans les meilleures conditions possibles (1ère classe) sur tout le territoire comme à l'étranger pris en charge, ainsi que l'allocation d'une carte de déplacement illimitée pour les conjoints.

A la vue du bilan désastreux de l'état des finances de la France, une révision profonde de ce qui n'est que privilèges devrait alimenter les prochains débats de l'Assemblée nationale, et le chef du gouvernement pourrait alors remporter l'adhésion de tous sans avoir à profiler de la menace de l'Article 49.3. Soucieux de remporter l'adhésion de tous, l'Exécutif conscient de l'urgence, se verrait agir dans l'unanimité.

Liberté ! Egalité! Fraternité ? Vérité ou anachronisme ? Quoi qu'il en soit, ce n'est plus acceptable. #Président de la République