Nul n'est censé ignorer la loi, un dicton à la française qui s'applique au commun des mortels, mais pas à ceux qui trônent au pinacle de la politique. Selon le "Canard Enchaîné", Jack Lang, frappé "d'amnésie", ne se souvient pas d'une dette de 41.000 euros, dette accumulée depuis 2013, année de son arrivée à l'Institut du Monde Arabe.

Que représente cette dette réclamée avec force par le traiteur libanais Noura? Pas grand chose, quelque menu fretin? Pas du tout! Cela représente les caprices d'une diva sur le retour qui se croit tout permis et qui veut profiter du système républicain qui ouvre les portes à toutes les fantaisies. Au détriment du citoyen qui régale par ses impôts.

En ce qui concerne le traiteur Noura, c'est un "traiteur gastronomique" qui se met en quatre afin d'agrémenter la cantine quotidienne de Monsieur et Madame Jack Lang, servis au frais de la princesse. Le protocole gustatif est largement libertaire. A chacun son menu! Noura est chargé de la restauration à l'Institut depuis 2007, via le biais du "Zyriab" un restaurant situé dans les locaux de l'Institution. A cela, rien d'interdit! Mais il y a bel et bien un hic.

Il existait entre le restaurateur et le couple Jack Lang un accord tacite et de principe de service de repas à taux préférentiel. Cette somme impayée, mise "sous le tapis", de l'ordre de 41.000 euros représenteraient 74 repas à tarif préférentiel!

A combien monte la facture à tarif plein? Faut-il remercier le couple Lang d'avoir fait économiser la République? Peut-être ne voyons-nous pas le bon côté de la chose.

Lors de son arrivée à la tête de l'Institut, Jack Lang avait négocié une prise de repas au restaurant "Zyriab". Vingt-cinq euros par tête au lieu des soixante euros habituellement facturés. Une différence de 35,00 euros? Qui peut se le permettre aujourd'hui? Et pourquoi une telle largesse?

Afin d'étayer sa réclamation, le prestataire Noura précise que depuis 2013, il a servi au bureau du "boss" moult cafés, thés, sodas, etc. A quel prix? De plus, fragile de l'estomac, J. Lang a émis la volonté de rajout de plats marocains à la carte (tajines, couscous et autres friandises du terroir maghrébin) et cela dure depuis janvier 2014 exactement s'insurge le PDG de Noura, selon l'Orient le jour.

Donc, le torchon brûle entre l'Institut du Monde Arabe et Jack Lang, qui doivent se retrouver devant le tribunal afin de régler leur différend, suite à rupture de contrat le 17 octobre 2014 à l'initiative de l'I.M.A pour "faute grave" (qu'il va falloir prouver, la faute grave n'étant plus de mise). En cause? Manque de qualité et de diversité de la cuisine, et autres désagréments. N'y avait-il pas possibilité de changer de "crèmerie" orientale?

Afin de régler le contentieux financier existant entre les deux parties, il y aura une deuxième audience prévue le 12 mars concernant les tarifs préférentiels. A ce jour, l'I.M.A. aurait payé une somme conséquente, laissant un flou d'environ 4.000 euros selon maître Diagne. Par peur du scandale l'Institut aurait payé une grosse partie de l'encourt, d'où la caducité de la dette initiale.

Seul le Tribunal, par sa compétence, tranchera.  #Finances