Une nouveau parti, l'Union des Démocrates Musulmans de France (UDMF), se place modestement, mais en provoquant des remous, sur la scène politique française. Faire l'équivalent du parti de Christine Boutin (Démocratie Chrétienne), en regroupant la génération principalement de descendance émigrée. Telle est la prétention de l'UDMF. Un parallèle fort aléatoire, la laïcité des chrétiens, alors que l'amalgame avec une barbarie reste visible…

Déjà convoitée par la classe politique traditionnelle de France, de gauche et de droite, la catégorie de citoyens dont l'identité religieuse repose sur l'#Islam, est surtout un électorat. Elle ne cesse de voir son nombre d'inscrits, parmi les votants, augmenter. Les Français issus de communautés minoritaires, tentent, dans une quête d'autonomie, de s'organiser…

Si ce n'est qu'un rassemblement partisan, pour les exclus de la présence parmi la classe politique française, cette formation a aussi le privilège de porter sans peine un sujet de l'heure. Se faire accepter comme tribune de l'entrée en matière avec le Halal, l'économie islamique et l'ensemble des dogmes de la civilisation chargée d'une actualité de battage, tel est le défi de ce cadre d'expression où se reconnaissent de nombreux français de confession musulmane.

D'abord il y a l'indicateur de la conjoncture internationale, qui est sous une machination cruelle, intentée par le Printemps Arabe et implantée d'abord en Syrie, puis agrandie en Irak. Elle soumet les musulmans à l'épreuve de la conservation de leur piété avec une image de paix, surtout quand Daesh s'adresse aux croyants, par delà les chapelles.

Ensuite, le contexte géographique d'une Europe mitoyenne à l'orient et à l'Afrique suscite une responsabilité de convivialité de la communauté musulmane vivant en occident, notamment en France, et tout l'environnement européen. Alors que manifestent des Allemands sous la bannière de Pegida, un tel parti politique ne peut être le bienvenu, faisant présence dans le climat morne où se murmurent des clivages ethniques, en mettant à l'épreuve la société d'accueil.

Le clash des civilisations se creuse quand un citoyen occidental est décapité au nom du djihad religieux. Et vice-versa, l'acte islamophobe est assumé, voire banalisé, par les similaires illuminés du camp adverse. Cette réalité donnée est en adversité à des propositions qui tentent de s'ancrer, malgré la difficulté, en champ inamical.

Alors que se développent les discours sur l'envahissement des communautés de l'islam, en substituant leurs us aux coutumes locales, comme développé sur un journal italien par un certain Zemmour, suggestif de rapatriements en masses, l'Islam politisé prend élan. L'entrée en politique de 8 candidats de l'UDMF dans les prochaines élections départementales, de mars 2015, met en branle une lecture, au premier degré, de la récente fiction, dernier pamphlet de Michel Houellebecq… #Élections