Il est des temps à marquer d'une pierre blanche, et malgré les bonnes volontés fusant de toutes parts, alors que viennent d'être signés des "accordailles" à défaut d'épousailles, l'artillerie lourde demeure sur le terrain, des deux côtés de la frontière russo-ukrainienne. A Artemivsk, le cessez-le-feu est perçu comme une vaste fumisterie, une lointaine utopie. Qui peut croire à ces accords alors que rien ne semble avoir changé?

Quel est le prix d'une vie humaine pour tous ces technocrates embourgeoisés qui ne voient rien d'autre à l'horizon, ayant perdu depuis longtemps la vision hideuse que peuvent offrir les guerres?

Va-t-il falloir creuser encore plus loin dans des protocoles avortés avant même d'être mis à jour?

Pourquoi tant d'acrimonie de part et d'autre entre les dirigeants russes et ceux ukrainiens? Pourquoi une telle déchirure des peuples qui, jusqu'à il y a peu, vivaient en harmonie, du moins semblaient vivre en harmonie?

Qui manipule les ficelles et active les tensions jusqu'à faire rompre la corde, si fine maintenant, de la paix en Europe? Jusqu'à ce jour, les Européens n'imaginaient pas que de tels actes pouvaient se produire, malgré le drame qui s'est joué en Bosnie de par le passé.

Après 16 heures de négociations entre les chefs français, allemand, russe et ukrainien, les termes du texte des "accords" de ce qui est déjà baptisé "accords de Minsk 2" paraissent très fragiles. Et ce, malgré la faible lueur d'espoir engendrée. Sur le terrain, trop de morts balisent d'effet négatifs ces accords, les affrontements faisant rage.

Ces accords devaient prendre forme et vie dans la nuit de samedi 14 à dimanche 15 février. Aujourd'hui dimanche, qu'en est-il exactement? Selon l'Elysée, Vladimir Poutine entend honorer ces accords. Les acteurs du scénario feront le point, ensemble, ce dimanche, sur l'application du cessez-le-feu en Ukraine.

Afin de satisfaire aux deux parties belligérantes, 13 points cruciaux sont avancés. Quels sont-ils? En premier point, un "cessez-le-feu" bilatéral, engageant la #Russie et l'#Ukraine, autour de Donetsk et Lougansk. Puis il s'avère essentiel, un prompt retrait des armes lourdes, sur une zone tampon allant de 50 à 140 kilomètres selon le type d'armes lourdes. Ensuite, la libération des "otages" est réclamée. Un dialogue politique doit s'ouvrir, avec une signature à la clé d'une armistice. Un travail est aussi à faire pour la levée du blocus économique, afin de renouer des liens économiques et sociaux. Le contrôle des frontières se verra renforcé. Mais aussi, une nouvelle Constitution pour l'Ukraine doit être établie, afin de dégager un statut spécifique pour les régions concernées.  

Ces divers point, seront-il respectés? Seul l'avenir nous le dira! Mais rien n'est joué, c'est pourquoi l'Union Européenne garde un oeil attentif sur Moscou. Car en effet, il existe déjà une possibilité de représailles si les "accords de Minsk 2" étaient rompus.

Déjà vendredi, le président ukrainien accusait les rebelles pro-russes de bombardements sur les populations civiles a l'est de l'Ukraine. Après les accords, l'opération offensive russe à très significativement augmenté.

A l'origine du conflit, deux nations belligérantes... Mais très vite, un agglomérat de quatre nations s'est formé. Puis maintenant, il s'avère que les dirigeants des sept grandes puissances économiques mondiales sont entrées dans la mêlée, à savoir, le Canada, la France, l'Allemagne, l'Italie, le Japon, le Royaume-Uni, et les Etats-Unis, qui prendront des sanctions graves selon le rapport de l'Elysée.

Le Conseil de l'O.N.U. devrait adopter, ce dimanche, une résolution consistant à appliquer pleinement le "cessez-le-feu" conclu ce jeudi, dixit les diplomates.  

Il n'est pas pire aveugle que celui qui refuse de voir! Ici, tous les ingrédients sont réunis pour que la paix soit enterrée et que sur les grands orgues des nations soit joué le grand requiem!