Il est désolant d'assister à la dégradation récurrente du système social français soumis au grand patronat international. Aujourd'hui, de nouvelles décisions impliquant des restrictions supplémentaires relatives aux financements des caisses de retraites Agirc/Arrco sont envisagées, au détriments des salariés actifs, les futurs retraités.

Selon les prévisions émises par des oracles financiers, une urgence se dessine à l'horizon de 2019, contraignant ainsi une révision en profondeur du financement des caisses de retraites, tant pour les cadres que pour tous les salariés. Pour contrer les effet dévastateurs prévisibles à ce jour, il serait bon d'envisager une économie supplémentaire de 7,1 milliards d'euros (dixit le Figaro impliquant sa connaissance de la feuille de route syndicats/patronat en prévision de la prochaine réunion de travail du 20 mars).

Toucher aux retraites revient à déboulonner peu à peu ce système qui nous est envié par d'autres nations. Il serait peut-être bon de commencer à envisager des économies autrement en s'attaquant aux privilèges républicains fort coûteux. Mettre un terme aux dérives reviendrait à gouverner avec justice.

Des hommes se sont hardiment levés contre les injustices patronales, nous décrivant la misère d'un peuple laborieux sans espoir. Un grand recul s'est amorcé, et rien n'empêchera l'exécution d'un monde en passe de devenir un produit d'une mondialisation destructrice. Les grands pays capitalistes vont devoir s'adapter au risque de périr. Et pourtant, ne sommes-nous pas les enfants d'un illustre passé donnant naissance aux congés payés, allocations familiales, sécurité sociale et caisse de retraites pour les travailleurs âgés? Qu'en est-il maintenant?

Les reformes envisagées sur trois temps préconisent des mesures à court terme, afin de maintenir l'Agirc en vie (?) pour ensuite procéder à une fusion des deux caisses Agirc/Arcco envisagée en 2019, afin d'endiguer les "ravages" du papy boom jusqu'en 2040.

D'autres mesures vont toucher les réversions, tout comme le seront les dates butoirs de départ à la #Retraite. Des sanctions applicables à qui voudra prendre celle-ci après un dur labeur, dès 62 ans. Des minorations dégressives, variation allant de 20% à 40%. Cette décote arbitraire et punitive disparaissant dès l'âge de 67 ans. Date d'application envisagée ? 2017, pour la génération de 1957. Avant ou après les élections présidentielles?

Ces sanctions dépeintes comme nécessaires, voir vitales pour que perdurent les prestations versées à ceux qui ont cotisées visent principalement la base productive du peuple français. Le grand patronat percevra toujours, quand à lui, des sommes à donner le vertige à qui compte ses pièces jaunes afin de se payer du pain. Injustice visible, décriée mais protégée.

Selon certains économistes prestigieux, d'autres actions pourraient être envisagées, afin que ne soient pas pénalisé ceux qui auront passé une vie à s'échiner sans aucune garantie de l'Exécutif sans pouvoir, soumis à la dictature patronale et financière. Pour cela, il faudrait devenir innovateur et oser affronter le monde de la grande finance. Tel n'est pas le cas! Malheureusement.