Billets en poche (16CHF par personne), direction Genève pour un dimanche au Salon de l'#Automobile, la "Rolls-Royce" des salons du genre. Arrivé devant Palexpo, première agréable surprise, pas de file d'attente à l'entrée des parkings et du salon. Premier bon point.

Une fois dans le complexe d'exposition, la première sensation est une bouffée de chaleur. Il faudra impérativement tomber la veste pour espérer apprécier les carrosseries. 220 exposants, 900 voitures, il y a du boulot ! Un mauvais point...

Direction le niveau supérieur et premier sentiment, pas vraiment de parcours à suivre si ce n'est se laisser entraîner par la foule. Les lumières sont puissantes, la superposition des musiques d'ambiance un peu stressantes mais la simple vue des "concept-cars" remonte le moral. Au centre d'un carré, une succession d'innovations, de véhicules aux lignes improbables, de bijoux sur quatre roues. Les deux Zenvo, grise et verte, font penser au film "Fast and Furious". On ne perd pas une seconde, et les yeux vont en direction d'une Ferrari car le stand du célèbre designer Pininfarina se trouve juste à côté. On apprécie forcément le talent de cette entreprise italienne. Un petit détour par Chevrolet, où au milieu des véhicules, les visiteurs sont invités à prendre des selfies diffusés par la suite sur écran géant. On se retourne et là, un autre spectacle avec les somptueuses McLaren comme la 650S. Lamborghini, Porsche et Bentley sont proches, pas le temps de respirer. Allez, on comprend que la visite ne sera pas de tout repos et on enchaîne les stands des marques méconnues mais au travail ô combien luxueux : Spania, Koenigsegg, DMC, etc. La formule de course d'ABT mérite encore une photo. L'appareil tourne à plein régime puisqu'il faut immortaliser la Borgward de collection. Pagani et Bugatti sont d'autres piqures de rappel. On ne vit pas dans le même monde que les personnes discutant avec le vendeur... Mais le prototype d'EDAG, la "Light Cocoon", nous laisse penser que ce n'est plus la même planète. Voici un véhicule qui change de couleur grâce à une membrane organique. On ne sait plus où donner de la tête. Une Giugiaro aux jantes surdimensionnées, une Lazareth dont on se dit qu'il ne faut pas sortir avec sous la pluie ou une Torq électrique au look futuriste provoquent également un sentiment d'admiration.

Après un détour au stand Dacia, on le reconnait pour prendre la bouteille d'eau offerte, on descend au niveau inférieur. On arrive directement sur le présentoir de Renault, et la RS01 frappe tout de suite aux yeux. Une E.Dams 100% électrique interpelle sur la possibilité de voir dans le futur des Grands Prix sans carburant. Au stand Honda, qui fait son retour en F1 et situé à deux pas, s'expose au contraire la McLaren-Honda de l'Espagnol Fernando Alonso : la nouvelle MP4-30. Ford aussi expose sa voiture de course tournant en MSA, un championnat britannique. On file de l'autre côté du Hall, et à la grande surprise, l'univers Lexus fait bonne impression grâce à sa présentation originale. Fini la rigolade, on décide maintenant de s'attaquer aux stands Ferrari et Maserati. Il faut du courage, tellement la foule est nombreuse. Finalement on perd patience et on admire de loin les carrosseries. 

Direction la dernière partie du salon, dans la continuité, et là on se rattrape vite avec Rolls-Royce, mais on se demande encore qui peut s'offrir de telles monstres, au luxe démesuré à l'image de la Phantom. Cocorico chez Citroën, avec la WTCC pilotée notamment par Sébastien Loeb ou encore une ancienne DS. La classe. Au stand Infiniti, c'est une autre F1 qui se présente, la Red Bull Racing qui attire forcément les curieux. Ceux-ci ne sont pas rassasiés puisque en quelques secondes, il est possible de faire des clichés de la Toyota championne du Monde d'endurance en 2014 et d'une Peugeot ayant participé au dernier Dakar. Chez Brabus et Morgan, ce sont des collections d'anciennes voitures qui sont alignées, avec une prétention assumée.

Bon, on l'avoue, la fatigue se fait ressentir. On est rassasiés. Des déceptions quand même, il n'est pas possible de profiter des nombreux simulateurs et nombreuses animations numériques, car les files d'attente sont interminables. On remarquera aussi que les visiteurs ne sont pas forcément encombrés de cadeaux publicitaires, beaucoup moins nombreux que les années précédentes (c'est la crise pour tout le monde). Et enfin, que serait le Salon de l'automobile sans mannequin ? Sur ce point encore, peut mieux faire.

Belle journée tout de même. Cette 85ème édition mérite la visite.