Les dernières élections départementales (autrefois cantonales) démontrent le désamour existant entre le pouvoir et le peuple de France.

A qui la faute?

C'est du territoire tunisien que le président Hollande a pris connaissance des ultimes résultats affichant clairement la volonté du peuple français de ne pas reconduire la politique de Gauche appliquée depuis trois années de suite. Cette absence était-elle nécessaire alors que le peuple de France exprimait par la voix des urnes sa grande désapprobation au collectif élyséen?

Au fil du temps, alors que s'égrenaient les résultats, la situation profilée par de nombreux pronostiques des médias accentués par les sondages, s'est affirmée : la Gauche est défaite dans sa politique gouvernementale. Aucune alliance, tant avec les "Verts" qu'avec les "Rouges" n'a pu sauver du naufrage cette politique rejetée par une grande majorité des français. Et ce, malgré la campagne faite par le premier ministre Emmanuel Valls dont ce n'était pas le rôle.

L'alliance de l'UMP/UDI fut bénéfique à l'image d'une Droite reconstituée après des tempêtes successives, et, avec 67 départements et 36,43% des votes favorables, le temps de la morosité est révolu. La Gauche socialiste de la Majorité se voit démise de plusieurs bastions historiques dont le Nord et la Seine Saint Denis, sans oublier la Corrèze, fief présidentiel pendant 4 années consécutives; Il échoie donc au P.S. 34 départements dont 1 est attribué au P.C. Ce vote concernait 97 départements sur 101.

La carte de la France a été redessinée, malaxée et pétrie par des mains expertes, désireuses d'en tirer profit, avec cependant une défaite historique à la clé. Les abstentions nationales dépassent 50% et jettent un flou sur l'image électorale. L'orientation du grand Sud-Ouest a mis un frein qui stoppa la grande descente aux Enfers entamée par la Majorité présidentielle.

Le F.N, avec 22,36% des votes en sa faveur, continue une progression sereine, son score obtenu démontre que le climat politique français est bien tri-partis, malgré la négation du plus grand nombre. Marine le Pen se prétend satisfaite malgré l'absence d'un département dans l'escarcelle du Front National. Tout vient à point à qui sait attendre, dit la maxime.

L'importance de ces élections se tient au coeur des répartitions financières et de la liberté d'agissements des Conseils Généraux. Une désapprobation d'une telle ampleur amorce la venue de nuages dans le ciel français pour les mois qui viennent.

Un changement de premier ministre est-il obligatoire, et un remaniement ministériel est-il la panacée? Cependant, une action forte va devoir être envisagée afin de démontrer au peuple de France que non seulement il a été entendu, mais qu'il a été compris. Je vous ai compris...(dixit le général de Gaulle)


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