Il est des chiffres qui font peur et des silences qui font hurler à perdre haleine. ou bien sombrer dans l'indifférence et l'oublie. Voilà donc le sort réservé à ces #Femmes et fillettes, parfois à peine nubiles, enlevées par ce groupe extrémiste qu'est #Boko Haram qui sévit au nord du Nigéria ? Est-ce que tout a été fait afin de mettre un terme à ces barbaries de l'horreur ou bien faut-il croire que peu à peu la couverture de l'oubli va se poser sur ces victimes d'un fanatisme d'un autre temps ?

Il est trop d'interrogations sans réponse, c'est pourquoi l'espoir de retrouver ces femmes malmenées et méprisées, mises au rang de bétail de reproduction, se dissipe jour après jour.

L'Etat du Nigéria vient de se donner un nouveau président, Muhammadu Buharn, remplaçant de Goodluck .Jonathan, qui, malheureusement pour ses administrés du Nigéria, a trop tardé à réagir dans cette lutte cruelle.

Nous nous souvenons de ces jeunes lycéennes enlevées en 2014, mais il ne faut pas s'arrêter à ce seul fait. D'autres attentats similaires portent, à ce jour, le nombre de ces femmes à environ 2 000, voir plus.

Nous devons nous en soucier, ne pas oublier l'importance et l'horreur de ce drame. Ces victimes innocentes ont été enlevées, battues, violées, vendues ou bien encore mariées d'office, converties de force à une religion extrême et cela sans leur demander leur avis. Si nous transposions de telles pratiques dans l'Europe, quelles seraient alors nos réactions ?

Il est insupportable de savoir qu'en un lieu précis se trame pareille pratique au nom d'un Islam terroriste et cruel. Peut-on résoudre tous les problèmes par la violence ? S'il en était ainsi cela se saurait ! 

Où sont ces femmes aujourd'hui ? Selon Amnesty International, il n'est pas aisé d'en savoir plus sur leur localisation, mais l'organisation affirme avoir listé 38 cas d'enlèvements massifs par le groupe terroriste islamiste, et cela, sur la base de témoignages de celles qui ont réussies à s'évader.

Le sort de ces malheureuses n'est pas enviable : elles servent à tout, quels que soient leur âge ou leur situation !

Elles sont des proies totalement soumises à la volonté de leurs tortionnaires qui agissent comme des bêtes. Subissant des  violences sexuelles répétées en groupes, femmes de corvées, elles fabriquent des bombes artisanales, combattent... En fait, ces femmes ne sont pas comparables à des otages, mais à de la chair fraîche servant à tous les caprices de ceux-là qui s'abritent lâchement derrière une religion mais qui, en réalité, ont trouvé dans ces exactions, l'assouvissement de leurs plus bas instincts.

Pouvons-nous empêcher que de tels forfaits se perpétuent? La violence engendre la violence, mais il est un temps pour toute chose, et quand il n'est plus le temps des négociassions, il reste celui  de l'action.

Le terrorisme religieux appliqué ici ne s'arrêtera pas à une frontière, nous l'avons compris. Cependant,  il n'est pas supportable que la liberté soit opprimée et écrasée par la haine ou la violence ! Ce n'est plus un combat, c'est la guerre, et c'est une guerre qui tend à se généraliser. Il faut que les nations se coalisent contre ce fléau, et que jamais plus les femmes africaines n'aient à souffrir pareil traitement abject, dans une relative indifférence.

Si jamais ces femmes enlevées à leurs familles retrouvent un jour la liberté, qu'en sera-t-il justement de leurs relations avec ceux qui, parfois, les ont injustement répudiées, oubliées, déclarées impures et souillées à jamais ? #Afrique