La consternation et la désolation endeuillent la France aujourd'hui avec la mort de Chloé, une fillette de 9 ans, enlevée presque sous les yeux de sa mère mercredi 15 avril à Calais, puis violée et tuée par un délinquant récidiviste.

Les forces de police se sont montrées très efficaces puisque le corps de la petite fille a été retrouvé moins de trois heures après son enlèvement, et un suspect arrêté. Celui-ci a reconnu les faits et risque la prison à perpétuité, d'autant plus qu'il était interdit de séjour sur le territoire français après plusieurs condamnations pour vols avec violence et séquestrations. Autrement dit, un multi-récidiviste.

Et c'est justement ce qui, au-delà de la peine pour la fillette et sa famille, indigne les Français. Sur la toile, les commentaires sont éloquents : "Il ne mérite que la peine de mort", "Bravo Taubira", "Il faut restaurer la peine de mort", "J'espère que Taubira se sent coupable" peut-on lire, entre autres.

La récente réforme de la #Justice, et plus particulièrement la "contrainte pénale" sont en cause : les délinquants et criminels ne sont plus forcément emprisonnés, mais seulement surveillés. Ceci pour désengorger les prisons, qui débordent (surcapacité de 30%) d'une part, et qui affichent un taux de récidive de plus de 60%, d'autre part. D'après le ministère de la Justice, ce taux tombe à 32% pour les coupables soumis à une simple mise à l'épreuve.

Mais cette réforme ne satisfait pas, car dernièrement les cas de meurtres par des récidivistes non emprisonnés s'accumulent. Comme ce fut le cas de l'un des auteurs des attentats de Charlie Hebdo en janvier 2015, Coulibaly, qui aurait dû être en prison au moment des faits.

C'est pourquoi une clameur monte : rétablir la peine de mort pour les crimes, tels que meurtres, viols, pédophilie. Marine Le Pen en a d'ailleurs fait la demande après les attentats de janvier.

Cependant certaines études semblent indiquer que la peine de mort n'a pas d'impact sur le taux de criminalité.

Alors que faut-il mettre en place pour éviter que de dangereux criminels, identifiés et condamnés, ne puissent pas réitérer leurs forfaits ? C'est la question que se posent aujourd'hui de nombreux parents, tous ceux qui voient en Chloé une innocente victime de plus des errements de la justice française. Une question douloureuse qui doit interpeller les pouvoirs publics.