Avant de connaître les autres, apprenons à nous connaître, à savoir qui nous sommes. C'est par ces quelques mots que je commencerai cet article que j'ai eu envie d'écrire suite à la prestation du président Hollande sur Canal le 19 avril dernier.

Au cours de l'émission "Le supplément", le Président de la République fût confronté à quelques jeunes issus de la région parisienne. Cet échange avec une partie de la jeunesse fut aussi révélateur d'une fracture au sein de la société française. Fracture d'autant plus inquiétante qu'elle concerne les jeunes de notre pays, le futur de la nation.

A cette occasion, un débat autour du polémiste Dieudonné, maintes fois condamné, opposa les protagonistes. Et c'est précisément à ce moment là que le Président Hollande m'a déçu. Devant des jeunes qui défendaient ce soit-disant humoriste, M. Hollande aurait dû hausser la voix face à des personnes minimisant la shoah, et pour qui toutes les morts se valent. Au lieu de cela, le chef de l'Etat a voulu faire preuve de pédagogie face à des interlocuteurs qui n'ont pas du être très attentifs en cours d'#Histoire.

Car c'est bien cela dont il s'agit. Si aujourd'hui, notre jeunesse se met à minimiser certains évènements historiques, c'est tout le futur de la Nation qui est en jeu.

Renforcer les cours d'Histoire

Les cours d'Histoire sont de plus en plus mis de côté par l'éducation nationale. Le ministère n'hésite pas à rendre des contenus optionnels comme le christianisme au Moyen-Age au profit de l'Islam. Non pas que l'enseignement de la religion musulmane ne soit pas intéressant, mais je reste convaincu que pour savoir où l'on va, il faut savoir d'où l'on vient.

Une autre réclamation de ces jeunes m'a beaucoup étonné. Ils souhaitent que l'on parle plus de religion à l'école. Certes, l'enseignement du fait religieux est indispensable pour connaître l'origine de nos sociétés actuelles. Mais là aussi, on peut s'étonner des veux de ces adolescents, la religion plutôt que l'Histoire. La soumission, plutôt que l'esprit critique.

Le président de la République a parlé à ces enfants comme s'ils étaient de véritables adultes, alors qu'ils ne sont que des citoyens en devenir, c'est là une erreur majeure.

Cette émission aura au moins eu le mérite d'être un révélateur d'une jeunesse qui manque de repère.

Qu'en pensez-vous ?