Pour le Haut conseil à l'égalité entre les #Femmes et les hommes, le harcèlement de rue « entame le droit des femmes à la sécurité et limite leurs déplacements dans l'espace public » que les victimes s'en soient rendues compte ou non.

Pour Sophie de Menthon (Présidente de l'organisation patronale "ETHIC"), il ne faut rien exagérer, le "harcèlement" c'est aussi une façon de faire un compliment." 100% des femmes seraient "harcelées" quotidiennement . Ne pas tout confondre: être sifflée dans la rue est plutôt sympa !", a-t-elle twitté.

Après tout, n'est-il pas agréable de s'entendre dire : "Hey ! T'es bonne, toi", après avoir hésité des heures à choisir notre tenue du jour en fonction du nombre de pas que nous aurions à effectuer dans la rue ?

Preuve d'ailleurs que le "harceleur" n'entend pas nous blesser par cette interpellation, il n'hésitera pas à nous faire remarquer gentiment que nous n'avons pas eu la politesse de répondre à ce compliment. Comme le montre le collectif "Stop harcèlement de rue" qui rapporte  une scène quotidienne dans les transports en commun et ailleurs :

 « Mmmm ! Mignonne !

Eh j’tai dit que t’étais jolie !

Sale p...te, va ! »

Une situation que toute femme a vécu et dont tout usager a été témoin. Une situation "plutôt sympa" au départ, puisque la première interpellation partait d'un bon sentiment si on en croit Sophie de Menthon.

Depuis ce tweet polémique de Sophie de Menthon, un hashtag, qui vise à dénoncer le sexisme ordinaire, a été créé sur le réseau social Twitter : #plutotsympa

La chef d'entreprise n'en est pas à son coup d'essai en matière de réaction  misogyne puisqu'elle a été renvoyée de l'émission "Les grandes gueules" sur RMC, où elle avait  décrite Nafissatou Diallo  comme une femme chanceuse, vénale et ... moche. Elle avait estimé que l'accusatrice de DSK vivait "un conte de fée".

Un "dérapage" de plus donc pour la présidente d'"Ethic", qui permet tout de même de mettre en avant le problème criant du harcèlement de rue et ça, c'est plutôt sympa.