Cote d'Ivoire, Mali, Centrafrique, voici quelques pays où la France est intervenue militairement ces dernières années. Depuis la décolonisation, la France n'a eu de cesse d'intervenir sur le continent africain, à tel point qu'on ne parlait plus d'#Afrique Française, mais de "Françafrique".

Tous les présidents, de De Gaulle à Hollande, aucun n'a su rompre avec la politique africaine de son prédécesseur. Chaque président de la République a dû intervenir militairement et venir en aide à un État central défaillant, souvent corrompu au profit d'une caste, et méprisant le peuple.

Le rapport de la Commission des affaires de l'Assemblée Nationale ne fait que confirmer cette impression. Malgré d'énormes subventions, certains pays ne sont toujours pas devenus des démocraties à part entière.

Prenons l'exemple du Mali, malgré des millions injectés, l'armée française a dû venir au secours d'un État qui s'est effondré en moins de quinze jours. Mais où est donc passé tout cet argent ? Pourquoi n'a-t-il pas été investi dans la construction d'un État central fort et protecteur ? Le peuple malien, l'État français, et tous les citoyens africains ont le droit de savoir.

Pour un changement radical de la politique africaine

Cela fait maintenant plus de cinquante ans que les anciennes colonies africaines sont indépendantes (1960 pour la plupart et 1962 pour l'Algérie). Dans chacun de ces pays, des millions ont été versés, et malgré quelques réussites, la France doit encore et toujours intervenir sur le sol africain.

Certes, nous avons une part de responsabilité, en tant que Français, dans ce qui a pu arriver sur le continent africain. Nous devons reconnaître notre responsabilité, et nous excuser pour ce que l'État français a pu faire subir.

Mais la France doit aussi arrêter d'être le gendarme de l'Afrique et de ses conflits. Certains dirigeants africains doivent honorer leurs fonctions, développer un sens de l'État et une administration, et faire honneur aux peuples qu'ils dirigent.

Car toutes ces interventions coûtent cher à la France, et nous ne pourrons continuer à financer tous ces déplacements de troupes éternellement.

D'autant plus que les états africains sont capables d'entretenir la sécurité sur leur territoire. L'alliance du Soudan, du Cameroun, du Niger, et du Nigeria dans la lutte contre Boko Haram en est le parfait exemple.