Pour comprendre et expliquer l'attitude parfois incontrôlable des hommes politiques qui nous gouvernent, il nous faut fouiller dans le grand livre des pouvoirs politiques dont ils s'inspirent librement. Comment comprendre ces revirements à 360° qui les conduisent à trahir ceux et celles qui leur ont fait confiance par leurs votes quand nous sommes ignorants de ce qui les imprègne si fortement?

Qui est celui qui les mène si loin de l'objectif initial, les poussant à se trahir eux-mêmes?

Nombreuses sont les hypothèses, mais où se niche la vérité? Le machiavélisme dont ils sont tous atteints est une pensée philosophique née sous la Renaissance, semée par Machiavel, auteur de l'ouvrage "Le Prince"

Au travers de son ouvrage, l'insistance est mise sur comment prendre et garder le pouvoir, développant une théorie qui consiste à comprendre la vraie séduction, la pure manipulation, sans oublier l'art de la conviction et l'aboutissement final qu'est la victoire.

L'excellence rencontrée chez nos hommes politiques est la même que celle de ce Florentin né en 1469. Penseur italien, théoricien de la politique, de l'histoire et de l'art de la guerre, sa ferveur se retrouve dans les joutes verbales dont nous sommes spectateurs. Ce qui fit sa renommée fut son cynisme, son absence de sens moral, dont il est totalement dépourvu. C'est ainsi que nait le "machiavélisme" auquel nos hommes politiques modernes font honneur. Machiavel comprend la valeur du verbe dont il se sert avec justesse, allant créer un vocabulaire précis épousant la cause de manière subjective, les sujets les plus critiques devant subalternes.

Séduire? Manipuler? Convaincre pour vaincre?

A rien d'impossible nul n'est tenu, et c'est ainsi que nous assistons à des diatribes sans fin appropriées à chaque situation. C'est le regain de la langue de bois, parler pour ne rien dire. C'est une floraison de formulations basées sur le sentimentalisme afin de mieux éradiquer les faits. Eluder un sujet embarrassant et le remplacer par une banalité probante.

Nous sommes formatés, depuis des décennies, à cette évolution afin de pouvoir mieux accepter, de manière naturelle, ce qui, au commencement, peut paraître rébarbatif.

S'il existe un exemple probant issu du langage machiavélique dont se servent les hommes politiques, c'est celui qui s'applique au terme de socialiste.

Pour beaucoup de nos concitoyens, le socialisme "libertaire" synonyme d'anarchisme socialiste est plus une idéologie et un mouvement politique menant une action totalement en désaccord avec son principe de base. Lors de sa campagne, Monsieur Hollande avait promis de mettre un terme à l'emprise de la grande finance sur notre pays, tout comme pour le leader grec! Nous connaissons la suite! Ceci n'est que pure théorie, et pourtant, avec leur argumentation, ces deux hommes politiques firent croire qu'il était possible de faire sans se défaire. Mal leur en a pris.

Ils ont séduit; Ils ont manipulé; Ils ont convaincus! Dirons-nous alors qu'ils sont sortis vainqueurs de l'épreuve? 

Une légère analyse de la pensée machiavélique démontre une rare volonté de vaincre à tout prix. La fourberie est de mise pour l'obtention des lauriers de la victoire, tout comme l'arbitrage du mensonge qui éradique la vérité à son profit.

Aujourd'hui, les héritiers sont tous dignes du "père"; qui en ferait reproches?  #Gouvernement