La France a beaucoup à apprendre de la part de la Grande-Bretagne en matière de démocratie parlementaire. Les principaux leaders de l'opposition de la Grande Bretagne, tels que Ed Milliband-Parti travailliste-, Nick Clegg -Parti libéral démocrate-, Nick Farage -Parti UKIP (Parti pour l'indépendance du Royaume Uni)-, ont tous démissionné après la victoire de David Caleron du Parti conservateur. Cette démission montre la vitalité de la démocratie anglaise parlementaire, matinée de royalisme. Il faut saluer le courage de ces hommes politiques de l'opposition qui ont su mettre leurs actes en conformité avec leurs idées qui ont été désavouées par le peuple.

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En revanche, ce n'est pas le cas pour les hommes politiques français qui donnent des leçons de morale politique à la terre entière, surtout aux pays africains francophones, en matière d'alternance démocratique. Les hommes politiques français restent aux affaires même après une défaite.

Les hommes politiques français sont plus idéologues que pragmatiques, maniant davantage le verbe que l'action et se contentant de rester à leur poste de parti, même en cas de défaite au cours d'élections majeures. Nous sommes dans un marché de dupes dans lequel le militant français d'un Parti, quel qu'il soit, est d'accord pour laisser à la tête de celui-ci un chef incompétent. C'est vrai en politique, mais c'est aussi vrai dans le domaine de l'industrie où des grands patrons, qui n'ont pas réussi à la tête de grandes industries, sont affectés à la direction d'autres grandes entreprises.

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Ainsi va la France du 21ième siècle.

La France apparait un pays où l'incompétence et l'échec sont récompensés, et pas seulement dans le domaine politique. Il faut que les hommes politiques français regardent la Grande Bretagne, fassent des efforts pour apprendre la langue anglaise, comme le font leurs homologues anglais pour le français afin de mieux débattre des questions politiques entre les deux pays et les attitudes à avoir en cas d'échec ou de victoire aux élections.

Dans le monde anglo-saxon, celui qui a été battu félicite le vainqueur. Telle a été l'attitude de Ed Miliband (Parti travailliste) qui a téléphoné à David Cameron (Parti conservateur) pour le féliciter de sa victoire. David Cameron, en retour, a remercié Ed Miliband pour sa participation politique au débat malgré leur opposition. Rien de tel en France où les clivages politiques et idéologiques restent forts. On préfère accuser la réussite de l'adversaire au nom de faux arguments politiques et autres anathèmes, plutôt que de reconnaitre l'adhésion des électeurs à ses idées.

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Ainsi va la France éternelle qui se lamente, comme je le fais ici, qui, jour après jour, voit son rang se déplacer vers le bas de l'échelle dans le classement des grandes nations industrielles. Pendant le Royaume Uni crée des emplois, la France crée et entretient le chômage. Une France plus rentière qu'active et dynamique car elle manque de projet politique claire, en partie à cause de ces hommes politiques (au gouvernement) qui font de la politique un métier éternel et qui sont incapables de reconnaitre qu'ils peuvent échouer et donc partir. #Élections #Royaume-Uni