Diabète, fibromyalgie, polyarthrite, bipolarité, maladies orphelines... Toutes sont des pathologies, mais des pathologies invisibles à l'œil, et bien que les personnes atteintes en souffrent réellement, elles doivent également faire face aux quolibets.

Le regard des autres est déjà difficile à supporter lorsque l'on est atteint d'un handicap visible, qu'il soit empli de pitié ou de méchanceté... Mais lorsque l'on est "victime" d'un mal invisible et parfois même inconnu, on doit aussi affronter les moqueries, les réflexions, l'incompréhension de tous, y compris de certains médecins.

Ainsi un diabétique se verra sermonné sur son alimentation, son activité physique, mais personne ne prendra en compte la réalité des souffrances physiques et psychologiques endurées par le patient, ni le fait que la glycémie est proportionnelle au stress. En règle générale, peu ou pas d'équipes pluridisciplinaires suivent ces patients, ce qui signifie qu'ils s'entendent dire d'un côté d'éviter les féculents, de l'autre les légumes verts (trop riches en eau) et/ou les fruits, par ailleurs conseillés chez un autre praticien... D'autre part, l'entourage d'un diabétique ignore la plupart du temps la difficulté psychologique inhérante à la gestion de cette maladie insidieuse et donc ne fait pas attention à préserver le patient du stress inutile ou des réflexions blessantes.

De même avec les personnes bipolaires, généralement considérées comme étant des comédiennes. En réalité, la grande majorité des gens ignore tout de ce que cela implique, de ce mal-être contre lequel on ne peut rien, de ces sauts entre euphorie et apathie que l'on ne peut contrôler et qui sont inadmissibles par les patients eux-mêmes et engendrent alors une souffrance psychique encore plus grande.

Quant aux maladies orphelines et autres fibromyalgies, polyarthrites... Si elles sont connues de certains spécialistes, les médecins généralistes n'y sont pas tous formés. Et, malheureusement, les "victimes" de ces pathologies doivent, en plus du regard méprisant de la population, affronter les dénégations de ces praticiens non informés, parfois même le refus de soigner "une maladie imaginaire" et tous les risques liés à cette attitude.

Peut-être que notre société devrait informer et former mieux les divers praticiens aux maladies invisibles et à leurs conséquences... Peut-être pourrions-nous faire des efforts et arrêter de juger sans savoir. Car oui, il existe de nos jours encore des atteintes physiques qui ne se voient pas et n'ont pas livré leurs secrets, mais qui pour autant font souffrir le corps et l'esprit. #Médecine