À la fin du mois de mai, #Nicolas Sarkozy va changer le nom de l'UMP qui deviendra les Républicains. Malgré ses déboires judiciaires, l'homme politique Nicolas Sarkozy est habile et stratège. Son habileté consiste à faire taire ses adversaires politiques à gauche et ses propres amis à droite et au centre qui pensaient que Nicolas Sarkozy avait quelques accointances avec l'extrême droite (Front National) qui, selon eux, ne défend pas les valeurs de la République.

Le stratège Sarkozy a aussi compris que les élections futures vont être centrées autour des notions de laïcité, d'égalité, de fraternité, de responsabilité, d'autonomie et de refus de l'assistanat. En choisissant le concept de républicain, il tue dans l'œuf les velléités républicaines de ses adversaires qui estiment que Nicolas Sarkozy était prêt à pencher du côté du Front National.

L'ex-président va plus loin en énonçant la maxime devenue célèbre et qui fera date pendant les élections politiques en France: ni Front National, ni PS. Le président de l'UMP a évité le piège républicain tendu par le Parti Socialiste. Il n'aura plus besoin de se justifier car son mouvement est fondamentalement républicain, n'en déplaise à certaines personnalités françaises qui ont saisi la justice pour dire que Nicolas Sarkozy n'avait pas le droit de capter à son profit le concept de républicain.

Quand le Général de Gaulle avait créé le RPF, Rassemblement du peuple français, personne n'était sorti du bois pour dire qu'il avait capté le peuple français à son avantage, même si un certain nombre de résistants estimaient que le Général de Gaulle approchait la résistance en son sens.

On a trop sous-estimé Sarkozy en insistant sur son inculture académique (diplômes, connaissance du monde artistique et culturel) par rapport à un François Hollande ou à un Valéry Giscard d'Estaing ou un Jacques Chirac. En revanche, que l'on me permette de dire que Sarkozy est un politicien habile et que son habileté risque de surprendre ses adversaires qui l'estiment plombé par les affaires.

La violence politique à l'égard de Nicolas Sarkozy ne fait pas reculer l'homme politique. Un sondage (il faut se méfier de ces derniers en ce moment quand on sait leur réussite par rapport à leurs prévisions des échecs de Cameron en Grande Bretagne et de Netanyahou en Israël, car  les instituts se sont plantés sur toute la ligne) montre que la plupart des sympathisants de l'UMP n'aiment pas le nouveau concept de "Républicains". Il faut faire une différence entre les sympathisants qui eux sont de toute obédience, mais plus tournés à droite, et les adhérents et les militants qui sont tout à fait d'accord avec Nicolas Sarkozy pour changer le nom de l'UMP en Républicains. #Élections