Le projet de loi sur le renseignement vient d'être adopté à l'assemblée nationale. Ce texte, voté à une large majorité, tous bords confondus, n'a pas mobilisé la société civile, à de rares exceptions près.

Ce dispositif est pourtant, vu de l'étranger, considéré comme un élément de surveillance massif d'Internet. Le web, considéré comme le dernier espace de « liberté » par certains internautes, fera désormais l'objet d'un contrôle massif de l'Etat qui n'aura même plus besoin de passer par la case judiciaire.

Et c'est bien là le problème. L'Etat, sous couvert de lutte contre le terrorisme, pourra s'introduire dans la vie privée de chacun d'entre nous. Nous avions bien raison de nous inquiéter de la mise sur écoute du monde entier par la NSA (agence Américaine du renseignement), car c'est exactement ce qui est en train de nous arriver.

Le plus étonnant, ce sont nos élus qui se rendent coupables d'une telle complicité en votant ce texte (notons au passage que les deux députés FN ont voté contre). Représentants du peuple, ils n'en finissent pas de décevoir.

Mais comme l'ont souligné de nombreux parlementaires, cette loi vient légaliser des dispositifs existants. Qu'ils sont bien naïfs les citoyens qui ont vu en Internet un espace de liberté total. Soyons sûrs qu'un #Gouvernement qui autorise le web dans son pays mettra tout en oeuvre pour le contrôler. Sur ce point, les USA ou la France n'échappent pas à la règle.

Un dispositif dangereux : nous devons réagir

Nous pouvons craindre cette mise sur écoute généralisée de l'ensemble des citoyens. Mais ce dont nous devons le plus avoir peur, c'est la mise en ordre de ce système en de mauvaises mains.

Dans cette hypothèse, pas besoin de chercher bien loin, il suffit d'aller regarder du côté des extrêmes. En ce temps où le FN est au plus haut, et malgré de nombreuses polémiques, le parti d'extrême-droite enchaîne les records électoraux, et se retrouve désormais aux portes de l'Elysée.

A l'heure où Robert Ménard classe les enfants en fonction de leur religion, un système de surveillance entre les mains de citoyens extrémistes pourrait bien nous faire revivre les heures les plus sombres de notre Histoire.

Nous devons cesser cette passivité, nous devons arrêter de subir les évènements, nous devons écrire nous-mêmes le roman national, et être les propres acteurs de notre Histoire.

Réveillons-nous citoyens.