Alors que ce weekend end, on célébrait, à Moscou et dans toute la #Russie, le jour de la victoire soviétique sur l'Allemagne nazie, une question s'est alors posée à moi. Pourquoi considérons-nous la Russie de Poutine comme notre ennemi ?

Si on regarde de plus près les médias occidentaux mainstream, on ne peut que constater que depuis moins d'une dizaine d'année, la Russie de Poutine est montrée comme un ours féroce qui n'a comme seule soif la reconquête de son ancien empire. Mais ne serait-ce pas un moyen qu'ont les médias afin de nous planter des idées comme on plante des graines dans la terre afin de faire pousser une plante, comme peut le suggérer Noam Chomsky.

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Prenons l'exemple de la guerre entre la Géorgie et la Russie, en 2008. Même si à cette époque, Poutine n'était que le Premier Ministre, les médias occidentaux ont montré du doigt la Russie comme étant  l'agresseur de la pauvre Géorgie et Saakashvili jouant le rôle de martyr, voulant que les Etats-Unis puissent intervenir afin de punir l'Ours russe. Or en 2009, un rapport de l'Union Européenne a clairement montré que l'agression venait de la Géorgie qui avait attaqué en premier des soldats de la paix russe, en Ossétie afin que la Géorgie récupère ce territoire, ainsi que l'Abkhasie. Mais bien sûr, les médias ont préféré ne pas en parler.

Les événements en Ukraine, depuis novembre 2013, reproduisent le même schéma. Les médias nous présentent la Russie comme le grand méchant de l'histoire alors que certains faits sont mis sous silence.

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Par exemple, qui a entendu parler de l'appel téléphonique du ministre des affaires étrangères estonien, Urmas Paet, à Catherine Ashton, disant que les balles de sniper retrouvés dans les corps des manifestants et des Berkuts blessés, lors des affrontements de janvier 2014, à Maidan, étaient les mêmes. Insinuant alors que les snipers étaient une troisième force dans ces affrontements. Tout comme les propos du député européens polonais Korwin Mikke confirmant que la Pologne avait entrainé des snipers ukrainiens sur son territoire, afin de déstabiliser le régime de Ianoukovitch. On aussi peut citer l'incident d'Odessa, du 2 mai 2014, où des nationalistes ukrainiens ont brulés vivants des manifestants pro-russes, dans la maison des syndicats d'Odessa. Pourquoi est-ce que les médias occidentaux n'en parlent pas ? Pourquoi on ne nous parle pas non plus du bataillon Azov, un groupe de miliciens d'Ukraine de l'Ouest qui a pour orientation politique le Banderisme, idéologie venant de Stepan Bandera qui collabora avec les nazis, durant la seconde guerre mondiale et qui massacra des juifs, des Polonais et des Russes? Pourquoi ne pas parler d'Academi, anciennement Black Water, qui se trouve être une société privée de défense américaine controversée dans son rôle joué durant la guerre d'Irak et qui combat au côté des forces ukrainiennes.

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Et pourquoi ne pas relayer les propos de Yulia Tymoshenko qui voulait mettre une balle dans la tête de chaque russe ukrainien. Mais bien sûr, à l'opposé, ce fut un drame lorsque la Russie a annexé la Crimée alors que plus de 70% de la population xriméenne est russe et tous les mercenaires étrangers combattants pour le Dombass sont d'affreux fascistes aux bottes de Poutine.

A mon avis, la réponse viendrait tout simplement parce que l'on veut formater notre esprit et voir la Russie comme notre ennemie naturelle! Comme cela, si une guerre avec la Russie devait éclater, une grande majorité de la population y consentira sans trop de peine. La Russie est devenue cet ennemi car Poutine a voulu créer une nouvelle voie politique pour son pays et non pas la voie que les Etats Unis auraient voulu, c'est-à-dire, la voie de la démocratie souveraine -le peuple russe détient sa souveraineté et aucune autre nation ne peut décider à sa place- et non de la démocratie libérale. On se retrouve dans un nouveau conflit idéologique entre l'ouest et l'est, comme durant les belles années de la guerre froide.

Noam Chomsky nous avait prévenu en disant que les médias connaissent plus l'homme moyen que l'homme moyen se connait lui-même. Les médias nous bombardent d'informations pures, sans recul amenant les esprits les crédules à avoir une pensée étriquée sur des sujets prédigérés pour eux. Donc même si Poutine est arrivé à accélérer la croissance de la Russie, depuis qu'il est au pouvoir. On ne verra, en Occident, qu'une majorité de personnes le considérant comme un dictateur ou un monstre, tout comme l'était Napoléon à son époque. #Journalisme