Après la phobie administrative de l'un, les dépenses en taxi inconsidérées d'une autre, les chaussures de luxe cirées aux frais du contribuable à l'Élysée, voilà la nouvelle lubie du moment avec une excuse dont pourraient s'inspirer nos chères têtes blondes pour justifier leur mauvais carnet scolaire.

En effet que répond, Monsieur Valls, notre Premier Ministre, lorsqu'il prend l'avion pour aller voir à nos frais la Finale de la Ligue des Champions à Berlin et que d'aucuns comme M. Bayrou, perçoivent cette action comme "une perte du sens des réalités" ? Et bien que "parfois en France, être passionné, ça gêne. La passion, c'est un élément qui déclenche du mouvement, de l'envie". Voilà ce que nous affirme en substance notre très éclairé et fin psychologue autoproclamé, #Manuel Valls...

Et bien non, ce n'est pas la passion qui gêne en France mais bien ce comportement d'enfant gâté qui, de gauche ou de droite, dérange, provoque, offense jusqu'à l'écœurement les citoyens dans un pays où le chômage atteint des sommets !

Ce qui dérange, c'est l'arrogance des uns, la certitude d'être dans son bon droit alors que les retraites sont au point mort depuis belle lurette...On songe à cette prime ridicule de 40€ octroyée par notre généreux #Gouvernement aux "retraités pauvres" alors que Monsieur Valls dépense 14000€, voire 20000€, pour aller assister à un match de foot. On ne peut que dénoncer là un caprice inconsidéré !

Si ce petit voyage impromptu consistait à dialoguer avec Monsieur Platini, comme l'affirme notre président, François Hollande, pourquoi ne pas l'avoir tout simplement contacté par téléphone ? On aurait économisé une coquette somme qui aurait permis à un chômeur d'exercer un emploi modeste pendant un an !

Pour conclure, on ne peut pas reprocher "son entrain" à Manuel Valls, ni sa passion pour le foot mais bien sa désinvolture quant à l'utilisation de l'argent public et par conséquent son mépris pour ceux qui galèrent pendant qu'il s'octroie ce genre de petit plaisir...

On lui suggère dès lors de faire évoluer ses passions et d'en choisir de moins onéreuses pour la collectivité comme l'écriture de poèmes, le jardinage dans le parc de l'Élysée ou même la lecture à l'ombre d'un grand chêne...Mais sait-on jamais, la folie des grandeurs est une maladie qui exacerbe les envies les plus humbles, après tout ne sont-elles pas génératrices de mouvement? #FC Barcelone