En introduction à cet article, je souhaiterais vous proposer un petit travail de définition de l'empathie, sur le versant psychologique : Capacité d'éprouver ce qu'éprouve autrui, de partager ses sentiments.

Depuis l'"Einfühlung" ("intuition participante") introduite par T. Lipps dans les années 1890, et malgré divers usages du terme, elle peut être décrite comme l'expérience d'écoute d'ordre affectif et cognitif par laquelle le thérapeute vise à mieux connaitre et saisir ce que le patient peut éprouver au niveau conscient et inconscient.
"L'empathie diffère par exemple de la sympathie, qui comporte notamment accord et pitié pouvant atteindre la fusion. La résonance doit comporter autant que possible une critique et une maîtrise du mouvement identificatoire, indispensable à une relation adaptée, quel que soit son type."

Ainsi, il est à distinguer de la comprendre et de la guider. Même en tant que « non thérapeute » d'ailleurs. Bien que du coup l'objectivité devient plus complexe. Sympathie, même si l'on pourrait remettre en question l'objectivité.

Le « trop plein »d'empathie

« La nature fait les hommes semblables, la vie les rend différents. » Confucius

 

 

Nous connaissons tous des personnes qui sont de vraies « éponges », chez qui nous allons d'ailleurs vider notre sac. Malgré tout, les parcours de vie restent différents, tout comme les personnalités. Et il est d'ailleurs, passez moi l'expression, parfois compliqué « d'essorer l'éponge » car coincés entre nos ressentis et nos représentations de la situation. Il faut savoir revenir dans notre propre tête, notre propre vie et redevenir égoïste afin de se préserver de la souffrance de l'autre. Malgré tout, c'est aussi dans ces moments là que les relations se consolident ainsi que la compréhension du fonctionnement de « l'autre ».

« Plus le champ de la pensée s'élargit, plus la patience et la tolérance augmentent. » Ostad Elahi, Maximes de guidance.

Le « trop peu » d'empathie

Tout comme la résilience, nous ne sommes pas égaux face à nos capacités d'empathie. « L'intelligence est programmée pour la création du différent. » Francesco Alberoni, extrait de L'Amitié. Et ce qui est différent peut faire peur, (émotions, réactions…) qui peuvent générer de grands sentiments d'impuissance et d'incompréhension. Lorsque nous sommes fragiles, nous pouvons parfois être amenés a être égoïstes afin de nous protéger nous-mêmes. Les cerveaux eux-mêmes n'ont pas les mêmes capacités pour l'empathie. Il faut par contre trouver le moyen pour que la personne en souffrance ne voit pas le manque d'empathie comme du rejet ou du désintérêt.

« Le contact, c'est l'appréciation des différences. » Frederick S. (Fritz) Perls,

Il faut donc dépasser ses peurs pour pouvoir profiter de nos différences, ne pas être effrayé par « l'autre », ses différences etc. Surtout que d'après ce qu'on a pu me confier sur le sujet, les personnes qui n'expriment pas leur empathie en souffrent aussi.

Pour conclure, pour les « moins empathiques, » nous les excusons parce que « La règle d'or de la conduite est la tolérance mutuelle, car nous ne penserons jamais tous de la même façon, nous ne verrons qu'une partie de la vérité et sous des angles différents. » Gandhi, extrait de "Tous les hommes sont frères". Les « trop empathiques » parce que « C'est seulement dans l'effacement de soi, que l'on peut, par empathie, percevoir la réalité de l'autre. » Jean-Pierre Otte  #Psychologie