Le fascisme se trame dans les détails attendant la moindre occasion d’insécurité pour mettre la main sur l’ensemble. Il est là, latent, son ombre prête à grignoter l’espace que lui laisseront les lumières de la raison. Ce micro-fascisme n’a pas tardé à se parer de ses oripeaux à la suite des attentats de Janvier afin de tenter un retour dans le temps réclamant la restauration du service militaire obligatoire. Face à l’obscurantisme religieux, plutôt que de remettre en cause sa source, que l’on s’est aussitôt empressé de défendre, on oppose le fanatisme patriotard. Face à la violence on dépêche la violence comme si transformer les citoyens en soldats allait pouvoir empêcher des croyants zélés d’appliquer scrupuleusement les préceptes de leur #Religion. Car il faut être insensé pour croire que l’on pourra remédier à l’ignorance et la passion en invitant à obéir aux ordres, donc en repoussant la raison. Comment peut-on lutter contre la superstition en apprenant à ne pas penser, ne pas réfléchir ?

            De cette manière, au lieu d’éclairer l’adversaire, on préfère le convertir à son propre fanatisme, qui lui est toujours légitime. Pourtant, la France ferait bien mieux de se remettre en cause, ainsi s’apercevrait-elle qu’elle combat un mal engendré par sa faute. Parce qu’il n’y avait pas de menace terroriste planant sur le territoire français avant que les forces armées de ce dernier n’aillent s’en prendre aux peuples musulmans pour des raisons géopolitiques et minières agitant le fameux prétexte des droits de l’Homme. Mais hélas nous sommes bien loin du travail introspectif, les patriotes ne voyant pas plus loin que le bout de leur drapeau et jamais avares d’une bonne petite guerre. Et quand bien même l’on rentrerait dans ce jeu-là, en quoi le fait d’enseigner les rudiments du combat militaire donnerait aux gens les moyens nécessaires pour se défendre contre des individus lourdement armés, ce qui ne pourra être réciproque à moins que le fascisme souhaite poursuivre sur sa lancée en légalisant le port d’arme, cela marche si bien aux États-Unis !

            Donc ne nous y trompons pas et raisonnons pour s’attaquer directement au mal qui ronge aussi bien les uns que les autres. Evidemment, ce n’est pas en jouant double jeu sur la question de la religion, que l’on n’ose remettre en cause sous prétexte de sacré, que ce sera possible. Arrêtons l’hypocrisie, inévitable quand on essaie de trouver de la demi-mesure dans le fanatisme. Soit on fait tout, soit on fait rien, si l’on croit, on se doit de pratiquer, de tout pratiquer, par souci de cohérence. Que dirait-on d’un adhérent au parti du front national qui ferait l’éloge de l’Europe libérale, de l’immigration et qui condamnerait la peine de mort ? De la sorte nous ne prendrions pas notre part de responsabilité dans des atrocités condamnées en pratique mais avalisées en théorie, qui soit dit en passant, ne manque pas de clarté quant à ses intentions belliqueuses pour qui sait lire les lignes et n’essaie pas de les interpréter dans un objectif démagogique.

http://fr.blastingnews.com/societe/2015/07/meurt-qui-peut-la-mort-est-quelque-fois-un-art-de-vivre-00487285.html

http://fr.blastingnews.com/societe/2015/07/les-travers-du-courant-feministe-00491095.html