La question du revenu minimum universel vise deux objectifs : déconnecter la rémunération de l’exercice d’un travail, ensuite créer un revenu pour lutter contre la pauvreté. Le revenu minimum universel a été théorisé par Thomas Moore, philosophe anglais, au XVI ième siècle. Son analyse reprise par Karl Marx au nom de la lutte contre l’exploitation des salariés et récemment par certains pays qui essaient d’expérimenter cette martingale pour le bonheur de leurs populations. Il s’agit de certaines provinces du Canada, de la Namibie, de la Finlande (dans une moindre mesure). La Suisse réfléchit sur un salaire minimum pour tous les Suisses de l’ordre de 2300 euros.

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En France, le Premier Ministre Valls, à la suite d’un rapport d’un député PS, n’est pas du tout opposé à l’instauration d’un revenu minimum universel (RMU) pour les jeunes dès 18 ans et pourquoi pas pour toute la population. Il s’agit de fondre dans un seul revenu toutes les aides que les jeunes reçoivent et qui créent une espèce d’incertitude pour les bénéficiaires. Au-delà des questions politiques toujours possibles dans ce domaine, certains estiment que c’est une bonne chose pour lutter contre la pauvreté, alors que pour d’autres ce serait un encouragement à la fainéantise et à la paresse. Une question se pose : celle du financement. Si on prend uniquement la catégorie des jeunes de 18 ans, il faudrait chaque année dépenser 6 milliards d’euros. Comment les financer ?

Ma proposition

Ici et maintenant je fais une proposition qui consiste à créer un fonds de revenu minimum universel (FRMU).

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Première piste : on pourrait demander aux 40 entreprises du CAC40 d’abonder ce fonds sur la base d’un montant à établir qui ferait l’objet d’un crédit d’impôts de la part de l’Etat.

Deuxième piste : on pourrait demander aux caisses d’épargne populaire qui collectent des fonds pour la construction des logements sociaux d’affecter une quotité à définir au financement du revenu minimum car on sait que ces banques sont relativement liquides.

Troisième piste : l’épargne globale des Français est approximativement de 13 000 milliards d’euros. On pourrait demander à chaque Français d’y prélever une partie, qui ferait l’objet d’une déduction des impôts, pour financer ce fonds.

Quatrième piste : le Trésor français négocie chaque jour pour le compte de la France des lignes de crédit auprès des créanciers du reste du monde. On pourrait introduire par une révision constitutionnelle forte qu’une partie des fonds ainsi négociés sur les marchés étrangers, serve à abonder ce fonds.

Cinquième piste : demander aux Français d’être, pour une fois, en accord avec les principes théoriques liés à la lutte contre la pauvreté en participant à l’abondement de ce fonds.

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Une conclusion

Conclusion : selon les projections des travaux en cours, 42% des activités industrielles et de service vont être informatisées et robotisées, ce qui laissera sur le carreau un nombre substantiel de chômeurs qualifiés ou non. Il faut que ceux-ci vivent. Et si le RMU était une des planches de salut et de référence pour notre monde social de demain ? Tous les Français doivent savoir que le RMU serait cumulable avec d'autres revenus si si ce revenu est étendu à toute la population active, occupée ou non occupée (chômeurs). #Union Européenne #François Hollande #Gouvernement