Notre #Démocratie participative, car représentative, va mal. Nous votons, et après nous attendons. Bien sûr il y a les manifestations, les opinions qui s'expriment. Mais la démocratie française qui se présente comme participative depuis deux siècles, a fini par oublier le peuple. La nation se réveille, mais elle est loin d'avoir mis la même heure sur la pendule.

 

Parmi ceux qui se sont levés brusquement, il y a le mouvement Nuit Debout. L'absence de leader en est une des caractéristiques. Le symbolisme à ce propos est fort : place circulaire où chacun réclame l'égalité en prenant la parole et argumentant. C'est le cercle de la distribution réciproque de la réflexion, opposé au modèle pyramidal et hiérarchique du rappel à l'ordre. On sent une confiance dans le savoir, un polissage des instincts et pulsions. La fête sur la place a quelque chose de la fête de l'égalité chère à Rousseau. Cette fête n'est pas débridée même si on y joue l'inversion des pouvoirs. Ce qui importe c'est de montrer, dans un jeu de miroir, le refus de la démocratie présente et sa corruption. Alors au jour, on substitue la nuit, à la position allongée du dormeur, le veilleur de la nuit. On mange ensemble, dans une figure où le peuple citoyen ne se confond pas avec la foule en colère et imprévisible. On les dit "bobos", la question en fait est ailleurs. Ils savent le poids de la connaissance, la convoquent pour penser un ailleurs de cette démocratie aux mains des banquiers,  et autres ploutocrates. Porteurs d'une utopie, enracinée dans un passé révolutionnaire, ils sont comme le correctif dans la marge utile pour améliorer la copie.

 

Mais en dehors de cet espace de parole, il y a un lieu, plus proche de la dystopie que de l'utopie, un lieu où la violence règne. Ce lieu est hors marge, hors dialogue. Il réclame plus d'autorité, veut obéir. Ceux qui l'habitent sont séduits par la figure califale de La Syrie. Ils sont prêts à quitter famille, amis, pays...prêts à mourir aussi. Ils ont eux aussi un fort sentiment d'injustice, sont perdus dans le non-sens qui les entoure, dans une démocratie qu'ils refusent parce qu'elle ne leur apporte rien. Ils sont soumis d'abord et surtout à leurs affects. Le souci du bien commun leur échappe dans cette quête d'un lieu qui accueille leur égarement.

 

Cependant, à l'horizon guette un autre idéal qui se nourrit de la haine. Le peuple, il ne s'en soucie que pour jouer avec ses pulsions les plus basses. Il ne partage pas la nuit de la parole, il exploite la violence égarée d'une partie de la jeunesse. Il veut sortir de la démocratie en ne donnant la parole qu'à ceux qui sont d'accord  avec son programme. Repli identitaire qui appartient à la logique de son discours. Ce lieu on s'y enlise quand on tente de le traverser.

Evitons de nous embourber dans les marais de la colère. Ne perdons pas de vue la liberté.

 

 

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