Chroniqueur à Blasting News, ça vous intéresse ? C'est en substance, le bizarre courriel non signé que j'ai reçu voilà quelques jours. Mon blogue – Saurel dans l'univers – c'est ce que j'ai immédiatement pensé, avait été repéré par un arnaqueur francophone «bien intentionné», caché au fin fond de la savane en Côte d'Ivoire. J'ai ensuite compris que c'était plutôt un sympathique algorithme quelconque d'analyse de texte qui a fait le travail. Toujours est-il que, vue de ce côté de l'Atlantique, Blasting News, je ne connaissais pas et mon entourage itou. Ça doit exister, me voilà Blaster payé au mérite, après avoir constaté qu'il y avait des humains derrière la patente.

 

Premier texte, je vais vous parler de quoi ? Aucune idée tant mes nouveaux habits de Blaster me surprennent. Au #Québec, Blaster se prononce Blasteur. Et quand tu «blast» quelqu'un, tu lui rentres dedans solide, pour que cela fasse mal. C'est comme «M'â te blaster mon ostie». Voyez le genre ? Ostie, c'est dans le langage parlé, notre vieux fond catholique hérité de nos ancêtres français. Moi, ma gang d'origine, c'est Jard-sur-Mer. Je veux m'y rendre depuis longtemps, mais l'autre moitié de moi-même change continuellement d'idée. Que voulez-vous, je suis un mâle dominé et satisfait de l'être. Donc, Blasting News, en Europe, c'est «nouvelles explosives» et au Québec, c'est disons, différent comme sens.

 

Alors, vous public francophone du monde, on va placoter sur ce que je vois, quand je regarde en direction de l'est, au-delà de l'Atlantique. Bref, une analyse de tout et de rien, surtout des «frança». Nous, on dit souvent, encore, les «ostie de frança», mais n'allez pas croire que l'on dit le mot «ostie» à chaque phrase. On est devenu un peu plus sophistiqué après des siècles de complexe vis-à-vis la France, qui n'en sont plus depuis longtemps. Nous, depuis ce temps, après avoir été largué par la France en 1763, c'est une bataille continue pour la préservation du français en cette terre anglophone de l'Amérique, surtout à l'ère du numérique galopant, quand les França eux-mêmes, peut-être par honte de ce qu'ils deviennent, préfèrent l'anglicisme débile au respect du parlé de nos ancêtres. C'est le grand Fabrice Luchini qui le disait, de passage au Québec, notre résistance est une source d'inspiration pour lui, un rayon de lumière étincelante dans la grisaille de l'anglofolie.

 

Bon, on abordera sûrement la question des copains arabes, quoique dans ma grille de références québécoises, le problème n'en soit pas réellement un. Je sais, c'est un sujet délicat et je n'ai pas l'expertise ni l'expérience pour aborder ces sujets. Depuis quand les chroniqueurs sont-ils des spécialistes de tout ? Soyez sans crainte, je suis un lecteur assidu de Le Point et des éditos de Giesbert. TV5 Monde est l'une de mes stations de télévision préférées. Le déclin de la France, on en parlera. J'ai aussi fait l'Afrique subsaharienne, courtement, mais quand même. L'Europe, grosse affaire, vue d'ici surtout comme un endroit pour aller se promener : gros Disneyland historico-gastronomique.

 

Si j'étais français, que serais-je politiquement ? Aucunement de gauche. Mon idole côté France ?  Le Général, surtout pour son sens de l'état, contrairement à Sarko, qui a surtout celui de lui-même. Churchill, son «We shall never surrender» est tatoué quelque part sur mon moi-même. Gardons le sourire ! Ce n'est pas parce que l'on prend le blastage au sérieux que l'on se prend au sérieux. #Internet #Journalisme