L'intelligence, la subtilité, le savoir plus que le reste, sont des valeurs bafouées par le socialisme primaire. Le "socialisme et l'Homme", ouvrage écrit par Che Guevara reste un livre de chevet pour les puristes d'un courant aujourd'hui infesté de piranhas et relié aux égouts du clientélisme. Le rôle de la violence y est prépondérant, mais subtilement évoqué : on ne la provoque pas, on la suggère...

 

Cet ouvrage devrait être relu avec beaucoup d'attention aujourd'hui. Le socialisme n'est pas un courant idéologique, c'est un ballon qui se gonfle et se dégonfle en fonction des nécessités et des moyens mis à sa disposition par les circonstances et les aléas politiques tels que les élections perdues et gagnées, car c'est toujours avec l'aide de coffres remplis par l'opposition que le socialisme fait des étincelles.

 

Ce courant politique, aujourd'hui dénaturé, perdu dans les mouvances d'une Histoire qui l'a dévoré, entretient une pâle volonté de privilégier l'égalité, sauf que le nivellement par le bas est bien éloigné des préceptes de Saint Simon, et ce dernier doit se retourner dans sa tombe lorsqu'il voit à quelles basses manoeuvres le socialisme français se livre pour survivre. Le fait qu'il ambitionne de partager ce qu'il n'a jamais su gagner, et cela concerne aussi le savoir et l'érudition, a toujours mis dans l'embarras les pays qui lui ont attribué un gage de confiance.

 

Le socialisme est une doctrine qui prétend s'opposer au libéralisme, et cette posture n'est plus adaptée aux réalités du monde actuel. Vouloir répartir les chances de manière équitable est un leurre, une aberration. Par contre, les élus affiliés au parti ne rechignent pas quant à l'héritage aux origines libérales de leurs gras émoluments.

 

Il est désopilant de constater à quel point le désintérêt, eu égard au bonheur des citoyens, est immense. La politique actuelle est menée par un groupe d'autistes dont l'incompétence n'a d'égale que le dédain qu'ils affichent à l'égard du peuple. Notre société est face à une vérité que personne ne veut évoquer, pourtant il faut ouvrir les yeux : ou bien nous changeons, ou bien nous continuons de nous laisser emporter dans l'abîme. Réformer la France est une absolue nécessité, mais il convient de procéder avec méthode et intelligence. Inutile de préciser que ces deux critères sont hors d'atteinte du personnel dirigeant actuel.

 

La politique est une cartouche de graisse qui devrait permettre aux rouages de ne pas gripper. Mais lorsque l'utilisation du lubrifiant est détournée à des fins culinaires, par manque de savoir et d'intelligence, on obtient des frites au goût immonde.

 

La France, vue de l'étranger, affiche le pâle reflet d'une nation qui fut grande et qui aujourd'hui s'étiole. Elle pourrait un jour redevenir autre chose qu'un ersatz de grande puissance si tous les maux qui la rongent trouvaient un remède immédiat. La culture se meurt, tombe dans un puits de médiocrité. Les repères sont détruits, foulés aux pieds. Les autorités officielles font figure de pantins malmenés, sont calomniées, insultées, rouées de coups. Il serait grand temps qu'il y ait un #Gouvernement pour diriger ce grand pays. #François Hollande #Manuel Valls