De nos jours, on peut rester, si on le souhaite et si on a du temps libre et à perdre, scotché devant son écran de #Télévision. Plusieurs chaines au programme, pour tous les goûts, pour des publics divers... de quoi trouver son bonheur dans cette jungle télévisée. Il est loin le temps des seulement trois chaines à la maison lorsqu'on était gosse et des débuts de la couleur (mise en place à partir de 1967).

Seulement, a-t-on de si bon choix au niveau télévisuel?

Beaucoup de chaînes, certes, mais beaucoup de rediffusions de séries, de films ou téléfilms, beaucoup de navets également et des émissions au niveau intellectuel douteux.

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Très peu, hélas, de bons et vrais programmes. Zorro (série télévisée américaine de 78 épisodes de 25 minutes) passe en boucle depuis quelques années sur France 3. Les films cultes (passe encore) sont vus et revus chaque année ou presque, pour le grand plaisir ou déplaisir, selon les goûts des téléspectateurs.

Qui n'a pas, en effet, vu plusieurs fois au moins ces fameux films :

  • Les Visiteurs,
  • Les Bronzés,
  • La série des angéliques,
  • Les films de Louis de Funès, de Coluche...
  • Les films des gros bras (Sly, Schwarzy, Seagal...)
  • Les films de Clint Eastwood (acteur ou réalisateur),
  • Les films de Luc Besson.
  • etc.

On les a tous vu au moins une fois n'est-ce pas, voire davantage. Certains, on ne s'en lasse pas, on en rit encore (Le Gendarme de Louis de Funès), on en pleure encore (Sur la route de Madison avec Clint Eastwood et Meryl Streep) ou on en frisonne encore d'excitation.

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Mais jusqu'à quand encore ?

Renouvelez les stocks, s'il-vous-plait, les gars de la diffusion !!

Il est où le problème ? Vous êtes accroc, les gens en redemandent, ou alors c'est une question de finances ? Rediffuser coûte surement moins cher... Par contre, diffuser des navets c'est une toute autre histoire.

On ne va pas pousser les gens à aimer davantage la poésie et la culture, quoi que ce serait mieux (La poésie boudée par les lecteurs, à lire ici). Tout le monde ne rêve pas de se cultiver, il est vrai. Cependant, est-on obligé de regarder des soi-disant stars, des inconnus qui, le temps d'une émission dite de divertissement, vont se pavaner, parler, s'étriper, se séduire devant nous, alors que déjà dans la rue, on croise des zombies de la consommation avec leur portable et que les réseaux sociaux, comme dehors, regorgent d'individus qui passent leur temps à se photographier le nombril et à se la jouer star ou mannequin et ce, à tout âge ? Quel est l'intérêt si ce n'est tomber dans une société nombrilique et enrichir chaque jour davantage la société de consommation, pour ne pas évoquer les gros producteurs de technologies ?

La télé-réalité, comme le sommet de l'iceberg d'une réalité virtuelle où se noie spectateurs, acteurs, consommateurs, une réalité à divers facettes, gloire, amour, beauté, déchéance, addiction.

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Ne rêvons pas, l'argent ne tombe pas forcément du ciel, comme d'ailleurs la reconnaissance et la gloire, encore moins le Prince charmant. Derrière les dessous chics, se cachent des désillusions, des mal-êtres et des angoisses. La chute est parfois dure. On a le cas de Loana, ex de Loft Story qui sortie du Loft a sombré dans la dépression, a pris des kilos. Pire encore le suicide de François-Xavier de Secret Story, loin d'être un cas unique.

Passe encore, les selfies (quoi que !, La nouvelle tendance du selfie : un danger ? à lire ici) pour se faire plaisir, rire en famille ou entre amis, se croire un instant unique dans cet univers si grand mais la télé-réalité, est-ce bien utile ? Nous divertissons-nous vraiment à regarder ce genre d'émissions ? Pourquoi tant de personnes se bousculent aux castings si ce n'est pour du rêve en boîte, un espoir d'une vie meilleure peut-être, ou de reconnaissance sociale ?

Mais cette génération est-elle si peu intelligente, si peu instruite, si peu créatrice qu'elle ait besoin ainsi de la télé-réalité pour mieux vivre ? #Paris culture #Télé-réalité