Qu’elle soit internationale, ou tout simplement française, il semblerait que la presse écrite ne soit pas en mesure, aujourd’hui, d’assurer sa subsistance si elle ne s’alloue pas les services de quelques articles qui n’auront pour seul et unique objectif de faire le buzz. D’aucuns pourraient me rétorquer qu’il n’y a là rien de très surprenant, et qui plus est, j’imagine que bon nombre d’entre vous n’hésiteraient pas à faire claquer l’écran de mon ordinateur portable sur mon clavier, pour que cesse aussitôt cette chorégraphie endiablée que j’impose à mes doigts, vu qu’a priori, si danse des mots il y a, elle n’en reste pas moins peu inspirée, si ce n’est même maîtrisée d’une manière quelque peu hasardeuse !

 

Pour être honnête, j’en suis le premier convaincu, et ce serait donc malvenu de ma part de vous reprocher quoi que ce soit qui puisse vous permettre de vous libérer de ces quelques mots que j’ai la prétention d’offrir au plus grand nombre. Cependant, si je peux me permettre, je vous saurai gré de bien vouloir me laisser l’opportunité d’aller plus avant dans cette réflexion, même si au demeurant, je ne fais qu’enfoncer une porte, qui même si elle était fermée, n’aurait, quoi qu’il en soit, aucun intérêt à être ouverte.

 

Faire le buzz est une manière de faire parler de soi, ce qui, j’en conviens, n’a rien de condamnable, surtout quand il s’agit pour un journaliste d’écrire un article qui pourrait être ensuite repris par le plus grand nombre, ou pour le moins un article qui servirait de tête de gondole à un journal, ou à un site d’information, quel qu’il soit. J’imagine donc que c’est ce qui explique que l’on retrouve immanquablement une rubrique "Showbiz & TV" sur l’ensemble de ces médias d’information, et croyez-moi, ce ne serait pas sans me déplaire s’il n’y était pas exclusivement question d’amourettes de télé-réalité savamment orchestrées, ou de quelques clashs d’une émission de TV que l’on pourrait réduire à quatre lettres de l’alphabet. Pour ne pas la citer, je parle de #TPMP !

 

Ne croyez pas que je sois un fervent détracteur de ce type d’informations, ou même de ces programmes télévisés, bien au contraire, je vous avouerai que je prends un certain plaisir à m’en délecter ! Reste juste à ce que l’on ne réduise pas le show-biz et la télé aux simples pérégrinations scénarisées d’une fourmilière d’acteurs en devenir, et/ou aux inévitables coups de gueule mûrement réfléchis d’une jolie blonde devant le poste (devant ou derrière le poste, je vous laisse le loisir d’apprécier, ou pas, l’évocation), ou encore ceux d’un Cyrano soumis à d’irrépressibles mouvements d’humeur qu’un pauvre soufflet "JoeyStarrien" suffit à travestir en un inattendu Geoffrey de Peyrac.

 

Il y a un proverbe qui dit : "Charité bien ordonnée commence par soi-même", ce qui, a priori, pourrait se poser comme une critique virulente que vous pourriez m’adresser, car je suis en train de faire ici même ce que je semble stigmatiser chez d’autres. Ce serait, je pense, quelque peu malhonnête de ma part de m’égosiller façon pucelle effarouchée, alors que les fondations même de mon article sont immanquablement ferraillées dans un conglomérat d’approximations qui viennent en remettre une couche sur la carence d’originalité qui fait que le "nerf de la guerre" de notre presse écrite paraît, par bien des aspects, sclérosé.

 

Ne vous méprenez pas, nerf de la guerre ou pas, ce n’est pas la réalité de son caractère universellement nécessaire à notre presse que je condamne, mais bien cette fâcheuse tendance que nous avons trop souvent à le cantonner à une poignée de sujets quasi paroxystiques. Le pluralisme, et la nature même de notre "Show-biz" et de notre "TV", sont tels que ce serait "donner de la confiture aux cochons" de ne pas trouver matière à s’y intéresser. #Télévision #Télé-réalité