La première malchance de la France a été l'arrivée de Hollande aux commandes. Cette élection est le point de départ d'une cascade de malheurs, qui se prolonge aujourd'hui avec la montée des eaux en Île de France. Depuis deux ans, les mauvaises nouvelles se cumulent et entachent le pays, paralysant sa fragile et vacillante économie, mettant en cause la réputation de terre d'avenir de l'hexagone. L'engrenage infernal poursuit son mouvement, et entraîne dans sa lente progression destructrice les moindres bribes d'une hypothétique accalmie, ne laissant aucune chance aux citoyens pour exprimer un semblant d'espoir. Le moral est au plus bas, pendant que la Seine est au plus haut.

 

L'Euro 2016 pointe son nez dans un contexte qui ne se prête pas du tout à la fête. Et l'événement parait même inopportun, incongru, voir déplacé. Pourtant on peut penser qu'il procurera un peu de joie, qu'il transmettra un message festif, à condition que tout se passe au mieux, et que rien ne vienne s'ajouter à la liste des catastrophes déjà bien longue. 

 

A une semaine d'une compétition d'intérêt planétaire, on est en droit de douter de l'efficacité des forces de sécurité en présence : harcelées par les manifestations incessantes, fatiguées par des horaires sans fin, des missions répétées et une présence de dissuasion ininterrompue, ajouté à cela un effectif insuffisant, et nous devons constater avec amertume et inquiétude le risque amplifié. Le #Climat politique, qui en pareil cas devrait servir de ciment rassurant, n'est qu'un vulgaire amas de torchis incapable de colmater les fuites.

 

La France prend l'eau de toute part et sombre inexorablementLe navire n'a plus de capitaine, et l'équipage court dans tous les sens. Les canots de sauvetage n'ont pas été entretenus depuis des lustres et ne permettent pas de sauver les passagers. De temps en temps, on entend, de moins en moins audibles, quelques notes de musique qui se voudraient rassurantes. Mais en regardant fixement l'horizon, personne n'est dupe : on assiste à l'inexorable enfoncement vers l'abîme.

 

Il est temps de se résoudre à mettre en veilleuse cette arrogance déplacée, et à faire preuve de retenue sur la manière habituelle de se poser en donneur de leçons. La France a bien trop de problèmes à régler pour aller s'engluer dans ceux des autres pays. Un certain égoïsme passager serait de mise. Cette posture ne sied guère à une Nation des Droits de l'Homme, mais il convient de se soigner avant de prétendre vacciner les autres contre des épidémies dont nous sommes déjà les victimes.

 

Les ingérences ne sont plus de mise : il convient de faire un grand ménage devant nos portes et de revoir nos ambitions internationales à la baisse. #Grève #Démocratie