"Passe ton bac, on verra après !". Comme le résume froidement Jacques Marseille, "le Bac est le monument de l'hypocrisie nationale". Auparavant digne examen qui visait à sanctionner la fin du cursus de l'enseignement secondaire, le bachot semble avoir perdu ses plumes en cours de vol.

 

Toujours selon le brouillon de cette pollution idéologico-politicienne serinée par le socialisme antédiluvien, l'examen quel qu'il soit est un frein à l'égalité des chances pour tous. Raison pour laquelle ce diplôme est rétrogradé au rôle d'une simple formalité, qui s'acquière avec un peu de patience et une bonne dose de volontarisme, du moins dans la filière générale. Car pour ce qui relève du domaine scientifique, la chance n'est pas un facteur de réussite, et un peu de travail est utile pour parvenir à décrocher une mention.

 

Toutefois, si l'on se veut pragmatique et honnête, il est bon de jeter un oeil péremptoire sur les statistiques. Ainsi, on relève qu'en 1970, la proportion des bacheliers était de 20,1%, alors qu'elle passe en 2012 à 76,7%. Un bon incroyable qui pourrait laisser penser que la qualité de l'enseignement français est en pleine ascension, alors qu'il est évident que ce n'est pas le cas. Il convient de sonder les connaissances générales des lycéens pour s'en convaincre. Et je n'aurais pas maintenant la cruauté d'évoquer ici le niveau lamentable de ces derniers en matière de langues étrangères. A qui veut-on faire croire que la valeur du Bac originel prévaut encore aujourd'hui ?

 

Ce qui se passe dans les cours de récré, c'est un bourrage de crâne qui tend à faire croire que le Bac est un sésame pour le bonheur. Diplôme en poche, papa et maman sont fiers de leurs rejetons et dorment tranquilles. Ils peuvent relever la tête lorsqu'ils croisent le voisin dans la rue et ne tarissent plus d'éloges à l'égard de leurs descendance. "Le taux de réussite au Bac est si élevé, que si j'étais patron, je m'évertuerais à ne recruter que des gens n'ayant pas le diplôme en poche, pour preuve de leur volonté de se montrer originaux et prompts à bafouer les règles établies". Preuve, s'il en est, de leur personnalité exacerbée et de leur résolution à n'exister que par eux-mêmes.

 

N'oublions pas qu'il est plus simple et rapide d'énumérer la liste des personnalités qui n'ont pas le Bac. Ce sont ces noms-là que l'Histoire retiendra. Alors arrêtez de réviser et détendez-vous ! C'est bientôt l'été...  #Chômage #Education #Famille