Le Damoiseau est suivi par plus de 78.000 personnes sur Facebook. Souvent, ce qu'il dit dérange mais les propos "épicés" de cet homme mystère - il refuse de dévoiler son identité - ont au moins le mérite de susciter le débat et la réflexion sur des sujets de société, et surtout de rappeler à la communauté noire des pans souvent méconnus de son histoire. La Chronique Épicée tu l'aimes ou elle te quitte ! Premier partie de l'interview.

 

Virginie Caille : Ton identité est confidentielle ? Pourquoi tiens-tu à la dissimuler ?

Le Damoiseau : De prime abord, je tiens à dire que le fait d’avoir fait le choix de garder confidentielle mon identité, ne signifie pas dissimuler celle-ci. Ceux qui pensent que je me "cache" simplement parce que je ne leur donne pas mon vrai nom, n’ont sûrement pas lu beaucoup de livres dans leur vie ; sinon que diraient-ils de Molière, Voltaire, Vauvenargues, François Mauriac, François Rabelais, Honoré de Balzac, André Maurois, Alphonse de Lamartine, autant d’auteurs célèbres dont on ne connait pratiquement pas les patronymes. Comme moi, ils ont fait le choix d'écrire sous un nom d’emprunt. Pourtant, il ne viendrait à l’esprit de personne d'oser dire que ceux-là se sont cachés.

Cela étant dit, ma page Facebook est une page d’information, de culture et de débat. Par conséquent, je tiens avant tout à ce que mon lectorat s’intéresse à mes idées et non à ma personne. Ma personne est certes "confidentielle", mais mes idées ne le sont pas. En outre, la véracité ou la pertinence d’une idée n’est pas tributaire de l’identité de son auteur. On n’a pas besoin de savoir, par exemple où et quand je suis né, pour accréditer ou discréditer mes opinions. La Chronique Epicée doit être et rester une tribune de réflexion, un lieu du débat d’idées. Ainsi, si je dois être attaqué par un contradicteur, il faudrait que ce soit sur le terrain des idées et non sur mon identité.

 

VC : Comment as-tu eu l'idée de créer la Chronique Épicée ?

LD : Je vais vous surprendre en vous révélant que ce n’est pas moi qui ai eu l’idée de créer La Chronique Epicée, et ce n’est pas moi non plus qui l’ai créée ! La Chronique Epicée a été créée par un ami à moi et l’idée est venue de lui. Faisant partie de mes contacts sur mon compte Facebook personnel, il avait l’habitude de lire les publications que je faisais sur mon mur au gré de l’actualité ou de mon humeur, et il appréciait le côté pertinent dans le fond et impertinent dans la forme. Il m’a alors suggéré d’ouvrir un blog afin que d’autres puissent profiter de mes connaissances et de mes réflexions sur certains sujets. J’ai acquiescé à la proposition, sans toutefois la concrétiser. Je renvoyais toujours le projet aux calendes grecques, jusqu’au jour où, las d’attendre, il a pris les devants en créant la page Facebook, de sorte que je n’ai plus qu’à y coucher mes idées. Cependant, c’est moi qui ai choisi le nom de la page : La Chronique Epicée.

 

VC : Pourquoi ce pseudo "le Damoiseau" ?

LD : Je n’ai pas vraiment d’explication. C’est le premier qui m’est venu en tête quand j’ai décidé de prendre un nom de plume. C’est peut-être une conséquence de ma consommation littéraire d’alors. En effet, quand le projet d’ouvrir La Chronique Epicée était en gestation, je lisais des ouvrages sur l’aristocratie française médiévale. J’ai par exemple lu le livre "Usages du Monde - Règles du savoir-vivre dans la société moderne" de la Baronne Staffe. Ça parle d’une époque où l’appellation "Damoiseau" avait droit de cité. Etant donné que j’affectionne par ailleurs la langue française, je voulais que mon nom d'écrivain incarne, d’une certaine manière, la noblesse rhétoricienne d’antan où on avait à cœur de policer et polir son langage. "Le Damoiseau" faisait l’affaire.

 

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