A tous ceux qui pensent que l'avortement est un meurtre, et non pas la seule issue de secours possible pour certaines #Femmes...

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Charlotte a 21 ans, vient d’obtenir son diplôme de traductrice, mais malgré toutes ses qualifications, ne trouve pas d’emploi. Charlotte est une jolie blonde qui, comme hélas beaucoup de jeunes femmes de sa génération, souffre de cette terrible maladie qu’est l’anorexie, et ne désire pas se faire aider. Cela fait des mois que Charlotte n’a plus été réglée, ce qui dans le fond, l’arrange bien, car ainsi, son petit ami peut l’approcher, sexuellement parlant, 30 jours par mois.

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Charlotte prend la pilule et peut se vanter d’être l’une des rares femmes à ne l’avoir jamais oubliée.

 

Un jour, elle tombe malade, et au bout d’une kyrielle d’examens médicaux qui ne révèlent aucune pathologie, son médecin de famille lui suggère qu’il existe une chance infime qu’elle soit enceinte… Et après test sanguin et échographie, le diagnostic s’abat sur la jeune femme comme un couperet : elle est enceinte de quatre mois et demi. Forcément, elle n’a rien vu venir, vu son aménorrhée constante et son ventre délicat aussi plat qu’avant conception. Sa surprise n’a d’égal que son désespoir.

 

Comme elle est au chômage, que sa situation financière est précaire, tout comme l’entente avec son petit ami, elle a la sagesse de reconnaître que l’avortement est, hélas, la seule solution possible. Et comme l’interruption volontaire de grossesse est interdite en Belgique après 3 mois de gestation, Charlotte prend le train jusqu’en Hollande où là, l’intervention est autorisée jusqu’à 5 mois et demi.

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Ce jour-là restera à jamais gravé dans sa mémoire, au rayon des "pires épisodes de sa vie".

 

Certains ecclésiastiques, certains hommes politiques, certains moralisateurs voudraient pouvoir faire punir l’avortement, sous couvert de religion ou de soit-disant respect de la vie humaine. Mais si Charlotte n’avait pas eu l’occasion d’avorter, elle aurait pu dire adieu, du moins temporairement, à tout ambition professionnelle. Le manque d’argent, sans compter la relation en dents de scie avec son compagnon, ne sont évidemment pas des circonstances idéales pour mettre un enfant au monde.

 

Nous vivons déjà dans un monde où rien n’est facile, et si en plus, un enfant est conçu dans ce genre de conditions précaires, ses chances de pouvoir mener une existence heureuse sont déjà grandement amoindries dès le départ. Ne pensez-vous pas qu’il est plus humain de se débarrasser d’un embryon à peine humain, plutôt que de courir le risque d’enfanter d’un malheureux, et qui le restera toute sa vie ?.

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Charlotte a aujourd’hui un emploi fixe, un nouveau petit ami avec qui elle s’entend bien, bref, une vie beaucoup plus épanouie qu’à l’époque. Et croyez-moi ou non, elle est heureuse d’avoir pu avorter car elle a misé, en ce temps-là, sur l’espoir d’un avenir meilleur et non sur une quelconque morale aussi obsolète qu’insensée…

 

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#Médecine #Enfance