La page Facebook du Damoiseau est suivi par plus de 78.000 personnes sur Facebook. Voici la seconde partie de son interview pour Blasting News.

 

Virginie Caille : Pendant quelques semaines, tu avais dû stopper tes publications à cause d'ennuis judiciaires. Est-ce que tu veux bien revenir sur cet incident ? 

Le Damoiseau : Tout ce que je peux en dire, c’est que certains – je ne citerais pas leurs noms pour des raisons hygiéniques - ont cru pouvoir me faire taire par la voie judiciaire. Malheureusement pour ces ennemis de la liberté d’expression, on est dans un pays où on a encore le droit à l’impertinence, à l’irrévérence, et même au blasphème : ce droit m’a été reconnu.

 

VC : Parfois tu es pris à parti sur ta page, est-ce que les commentaires négatifs ou les insultes te blessent ?

LD : Ça me laisse de marbre. Les insultes ruissellent sur le dos de mon indifférence.

 

VC : Aujourd'hui selon toi que manque-t-il à la communauté noire pour réussir en France ?

LD : C’est une question à mille et une réponses ! Mais je n’en donnerais ici que les plus importantes : Amour de soi, connaissance de soi, unité, solidarité, fierté etc... Tout ceci passe obligatoirement par l’érection d’une conscience collective communautaire, c’est-à-dire un sentiment d’appartenance à une communauté et une envie réelle et sérieuse de faire avancer celle-ci. C’est de cette conscience collective communautaire que dépend tout le reste. Par ailleurs, la quête du savoir est indispensable pour affermir cette conscience collective. Il faut cultiver l’intelligence en recherchant sans cesse la connaissance. On ne le dira jamais assez, le savoir est un pouvoir. Hélas, les noirs en général lisent peu, pour ne pas dire pas du tout. Il faut faire primer l’intellect sur l‘affect, et non plus se contenter de satisfaire des besoins digesto-festifs. Il faut se réconcilier avec la maxime cartésienne "Je pense donc je suis" car la première force et la première richesse, sont dans la tête. Un changement copernicien s’impose. En ce sens, les noirs gagneraient à prendre exemple sur les asiatiques ou les juifs qui sont des références archétypales en la matière.

 

VC : Que réponds-tu à ceux qui te taxent de raciste ?

LD : Ça dépend de l’acception donnée à ce mot que les gens balancent trop souvent à tort et à travers. Si dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas, c’est être raciste, si appeler un chat un chat, c’est être raciste, alors on peut tout à fait me considérer comme tel. Peu m’en chaut ! Au demeurant, il ne vous aura pas échappé que la devise de ma page c’est "Ne rien dire pour nuire, Ne rien taire pour plaire". En clair, je ne cherche pas à être aimé de qui que ce soit. Au contraire, je suis comme Cyrano de Bergerac : déplaire est mon plaisir, j’aime qu’on me haïsse !

 

Le Damoiseau : "La Chronique Epicée doit être et rester une tribune de réflexion !"

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