Quentin est un touche-à-tout de talent. Mais c’est surtout un sage, un homme de bonté et de spiritualité, un véritable puits de connaissance et d’altruisme. Pardonnez-moi de ne pas mettre l’accent sur ses autres activités, mais je me concentrerai ici sur ses expériences ; pensées et conception de l’Etre spirituel.

Ce ne sera donc nulle question bien construite que je lui pose ici, me contentant de lancer quelques concepts, attendant ses définitions si personnelles et tellement humanistes

 

Le temps ?

Je n’arrive pas à y croire, je ne puis y adhérer. Le temps nous permet de nous réaliser, de réfléchir, de construire nos rêves, d’évoluer.

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Sans le temps, nous serions comme des amibes : unicellulaires et amorphes.

 

Les rêves ?

Rêver est un besoin vital. Sans rêves, ni projets, où irions-nous ? Mais je pense que rêvasser seul dans son coin nous maintient dans l’immobilisme.

 

Le travail de deuil ?

On perd, dans toute vie, des gens auxquels on tient. On perd aussi son boulot, ses projets, un divorce est aussi une perte d’amour et d’énergie. Le deuil est inhérent à chaque existence. Il ne faut pas l’éviter, mais passé le premier chagrin, il nous faut changer les plaies brûlantes en cicatrices de plus en plus petites. Sinon, tôt ou tard, une grave dépression peut surgir… Et pas mal de monde aime se complaire dans la mélancolie qu’ils croient définitive. J’en ai même rencontré qui trouvait cet état d’un romantisme profond !

 

La fatalité ?

Ca n’existe que pour celui qui veut y croire !

 

Le véritable sens du mot "joie" ?

Elle varie suivant les gens.

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Pour moi, c’est un beau lever de soleil, une nuit douce et sans cauchemars, donner aux autres sans rien attendre en retour, être serein, savoir qui je suis et l’accepter comme tel.

 

Les idées qui, à terme, feront avancer le monde ?

Les plus novatrices, qui n’aboutissent réellement qu’au bout de deux, trois voire plus de générations.

 

Les pensées dites "parasites" ?

Toutes celles qui nous maintiennent longtemps dans le même état d’esprit. Les parasites que nous entretenons sont la plupart du temps des regrets stériles ou le manque d’espoir en l’être humain ou en l’avenir.

 

Les grands changements ?

Il n’y a pas de petits changements, tous sont grands, que ce soit à l’échelle de l’Homme ou celle de l’humanité toute entière.

 

Se souvenir de son propre passé est-il une force ou une faiblesse ?

Tout dépend de comment on le prend. La nostalgie du temps perdu est une faiblesse, les leçons qu’on en tire sont une très grande force.

 

Le futur… On le construit ou on le subit ?

On le construit, petit à petit.

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Mais la plupart des êtres humains veulent voir des résultats rapides, ce qui les maintient dans leur insatisfaction.

 

Il parait que quand on passe de l’ « autre côté de la barrière », la première question qui nous est posée est "Qu’as-tu fait de tes talents ?"…

Le talent, ce n’est pas briller par son art ou son boulot. C’est notre capacité d’amour désintéressé. Et je crois que personne n’est sûr d’y vraiment parvenir, que l’on soit mort ou vivant.

 

Enfin, quel conseil donnerais-tu à un être qui t’annonce qu’il a perdu tout espoir en toutes choses ?

Ne baisse jamais les bras. Et ce n’est qu’au fond des ténèbres que l’on peut voir la lumière qui brille en toute chose, même dans nos malheurs.

 

France, un mouvement social pas comme les autres

Le Damoiseau : la Chronique Epicée doit être et rester une tribune de réflexion #Société Toulouse #Bien-être #Société