Il n’est pas toujours aisé de cerner les mobiles des attaques récurrentes des groupes terroristes dans les multiples villes européennes et africaines. Mais à regarder de près les revendications d’un groupe après une attaque, on comprend dès lors qu’il existe un abcès qu’il faut percer afin d’avoir une idée sur la source dans laquelle s’abreuvent ces attaques.

 Il ne sert à rien au lendemain d’une attaque terroriste de brandir des messages comme « je suis Charlie », « je suis Bruxelles », « je suis Munich », « Je suis Mali », « je suis Kolofata », etc.

 Depuis quelques années, on vit avec la peur au ventre, que ce soit en Europe, aux USA et même dans certaines villes africaines. A chaque frappe terroriste, les responsables politiques sont divisés, certains accusent les différents Etats touchés par les attaques de manquements dans la politique sécuritaire, d’autres pointent les autorités victimes de laxisme. Personne ne s’interroge sur ceux qui sont les responsables des multiples attaques terroristes.

 C’est vrai que la question paraît délicate, mais l’urgence de l’heure voudrait qu'elle soit abordée avec impartialité et objectivité.

 En Irak à l’époque, certaines puissances occidentales avaient accusé Saddam Hussein de posséder des armes de guerre nuisibles. Après son assassinat, on a rien retrouvé et son pays a été plongé dans le chaos jusqu’à nos jours

 En Lybie, Kadhafi a été traité de tous les noms d’oiseaux. Après son assassinat en 2009, la Lybie est plongé dans un chaos avec un pays ingouvernable depuis lors.

 A chaque soupçon, que ce soit en Lybie, en Syrie, en Irak ou encore en #Afrique contre Boko Haram et Aqmi, les pays occidentaux envoient des forces étrangères sur le terrain des opérations avec toutes les dérives que cela comporte sans que personne n’ose dénoncer les abus commis ici et là par ces troupes. De tels abus doivent susciter une prise de conscience.

En Lybie par exemple, en assassinant Kadhafi en 2009, ses partisans se sont retrouvés disséminés dans plusieurs pays limitrophes à la Lybie. Ils avaient avec eux des armements lourds dissimulés dans l’Afrique profonde et qui constituent désormais une menace permanente pour la vie des populations.

Idem pour la Syrie et l’Irak où, en voulant lutter contre Daesch, on a poussé les peuples à exiler avec leurs armements que l’on retrouve aujourd’hui en Europe.

Que dire des abus des soldats des Etats qui prétendent lutter contre le #Terrorisme ?

Les bavures de ces soldats constatées ici et là par des organisations de défense et de promotion des droits humains, constitueraient des tensions génératrices de haines envers les populations des Etats impliqués et du coup, peuvent entretenir un climat d’insécurité permanent. C’est effectivement ce qui se passe actuellement .

Les pays engagés dans la lutte contre le terrorisme doivent analyser les causes avec minutie et surtout procéder par une enquête impartiale qui passera par le parlement et le sénat.

C’est à travers ces enquêtes que l’on ouvrira la porte sur les liens entretenus par les différents dirigeants européens proches ou pas avec Daesh par exemple. Il faut que cela puisse s’étendre sur les multiples guerres en Asie, Extrême et Moyen Orient, sans oublier l’Afrique.

C’est à l’issue de cette enquête que jaillira la lumière sur les attaques récurrentes des groupes terroristes avec au finish une solution qui contribuera à une riposte large et efficace contre ces actes. Il faut y croire.

Il ne faudra pas ignorer que le mode opératoire des terroristes devient de plus en plus délicate à comprendre et que cette guerre longue sera difficile à remporter si les différents Etats frappés ne se regardent pas dans les yeux.

Lire aussi :

http://fr.blastingnews.com/opinions/2016/07/l-europe-est-devenue-la-cible-d-une-guerre-insidieuse-001030461.html

http://fr.blastingnews.com/societe/2016/07/l-allemagne-encore-sous-le-choc-apres-la-tuerie-du-22-juillet-dernier-a-munich-001033241.html #Belgique