Il fallait être un peu gonflé et plein de rêve pour s'attaquer à une telle #Aventure, pour vouloir se rendre compte sur le terrain de l'existence de l'humanité telle qu'on la rêve. Utopie, naïveté... peu importe, le résultat est étonnant, sublime, inattendu ! Parti d'une plage du sud du Portugal, en Algarve, pour rejoindre Bragança, à l'extrême nord, la prétendue chevauchée s'est transformée en marche à pied, accompagné, en main, de ma jument Maïka. Au préalable il était prévu que je doive marcher à ses côtés une quinzaine de jours afin de perdre quelques kilos pour compenser un peu la charge du matériel qu'elle porte. Mais au terme de ce délai, je l'ai regardée, elle m'a regardé... et nous avons décidé d'un commun accord de partager notre effort au quotidien.

En dehors des lieux purement touristiques, la vie est d'une belle simplicité 

Nous avons traversé un magnifique pays en évitant soigneusement les itinéraires convenus. Nous nous sommes coltinés des cols à plus de 1 300 mètres. Nous avons connu des températures de plus de 45 degrés, notamment en Alentejo, une province très connue pour son vin et ses élevages, mais pour sa chaleur aussi !

A la rencontre de l'humain et de sa belle âme

Nous avons embrassé des pompiers au grand coeur, des hommes qui côtoient la mort sans y penser. Nous avons déjeuné à la table de simples paysans. Nous avons fêté nos rencontres improvisées comme de vieilles connaissances. Nous avons reçu de l'eau alors qu'elle est parfois si rare.

Une marche qui a duré 35 jours a suffi pour que je réalise à quel point le monde est beau

Surtout loin de la télévision et de ses programmes débiles et infantiles, loin de médias à la solde de politiques vicieux, loin d'un mauvais esprit ambiant, d'une anxiété générée et entretenue par des citoyens trop faibles pour se confronter à un monde réel sans concession. Sur cette route chauffée à blanc, nous étions loin de ce monde décadent de la consommation à tout va, loin de ces dépravations générées par un déficit culturel préoccupant.

Ces hommes et ces femmes croisés sur ces routes désertes ne nous ont pas parlé de ces occupations effrayantes de stupidité que sont la recherche de Pokémons et autres inepties décadentes. Ils nous ont parlé de leur bonheur de vivre libre, de manger des produits de leur culture, de leur vie simple et saine.

J'ai découvert l'humanité, la vraie, en marchant, sans gaspiller une seule goutte de carburant. Le monde existe. Je l'ai rencontré chaque jour. Et ce vrai monde, n'est pas celui que l'on veut nous vendre. L'Humanité, la vraie, est magnifique.  #Voyage #Cheval