Chez l'humain, on attend de la religion qu'elle répare les dégâts causés par la société et par les sorts inéluctables du destin. Par exemple, l'homme socialement disqualifié, effondré, économiquement failli, ou anéanti par la mort, et en quête d'explication à sa condition foireuse, c'est la religion qui lui fournit des réponses et restaure son âme angoissée. Donc, de tout temps, chez l'homme, avant la psychologie, la psychanalyse, la psychothérapie, c'est la religion qui panse et guérit les blessures narcissiques. En ce sens, les trois religions monothéistes se sont illustrées avec exemplarité.

Des religions de paix, de bienfaisance et de bien-être

Prédication de la Bonne Nouvelle, encouragement à l'exercice de la charité, de la bonté, promotion de la paix, réconciliation des humains entre eux, réconciliation des humains avec leur seul Dieu, appel au respect de la vie humaine, propagation des valeurs d'amitié, de fraternité, de solidarité...etc., voilà qui a permis de hisser les trois religions monothéistes (Judaïsme, Christianisme, Islam), sur le toit du monde, avec une ascendance sur toutes les religions du monde.

Les guerres de religion, une marque de fabrique des trois religions monothéistes

Bien entendu, le parcours de ces trois religions monothéistes n'a pas été un long fleuve tranquille. Et entre elles, la coexistence n'a pas toujours été pacifique. Pas plus qu'entre elles et les autres religions qu'elles ne tolèrent pas, et bannissent de toute façon. A ce titre, on peut citer les croisades (pèlerinages armés) et les guerres de religion au Moyen-Âge, l'action des conquistadors à l'origine de la colonisation, leurs conflits avec les peuples autochtones, leur complicité avec les compradors locaux qui leur ont donné la victoire sur les peuples autochtones, etc. Peut-on dire : autres temps, autres mœurs ? Que non ! L'actualité tragique des attentats au nom d'un «Dieu» nous rappelle les périodes les plus sombres de l'histoire de l'humanité.

La guerre au nom de Dieu : un retour en arrière ? Un reniement de la mission primordiale des enfants d'Abraham ?

Au XXIe siècle, on a du mal à comprendre que l'on tue au nom de Dieu. Plus difficile à comprendre, le fait de tuer au nom du Dieu d'Abraham. En effet, de son Dieu, voici la promesse reçue par Abraham : «je rendrai ta postérité nombreuse», GENÈSE 15:1-7. Grâce à cette promesse, les humains, où qu'ils aillent partout sur la terre sont sûrs d'être en famille, avec des frères, des sœurs. D'ailleurs, à Moïse, qui, le premier, a promu le Dieu d'Abraham, il a été donné ce commandement : «tu ne tueras point.» Exode 20V13. Or, aujourd'hui, des manquements graves à ce commandement fondamental des religions monothéistes sont perpétrés par leurs courants fondamentalistes. Les enfants d'Abraham piétinent ce principe fondamental qui leur est destiné en premier, et le devoir de le répandre à toutes les nations, il y a un effroi généralisé et une méfiance accrue à leur égard.

Un rejet massif des religions des filles et fils d'Abraham

Avec la violence qu'elles propagent, les tueries massives qu'elles provoquent dans les pays, la profanation de lieux saints par des actes de barbarie comme par exemple l'assassinat du père Hamel alors qu'il officiait la messe dans l'église, il y a un rejet massif des trois grandes religions d'Abraham. En effet, depuis l'assassinat du père Hamel, le croyant, fils d'Abraham ne peut plus dire : «le zèle de ta maison me dévore» Psaumes 69 V.9 ; ou alors, «Je suis dans la joie quand on me dit : Allons à la maison de l’Éternel Psaumes 122 V.1, il ne veut plus y aller car il n'y est plus serein.

Excédé et révolté, chacun répète avec Jean le baptiste :

«Races de vipères, qui vous a appris à fuir la colère à venir ? Produisez donc du fruit qui confirme votre changement d’attitude et ne vous avisez pas de dire en vous-mêmes : «Nous avons Abraham pour ancêtre !» En effet, je vous déclare que de ces pierres Dieu peut faire naître des descendants à Abraham.» Mathieu 3 V.7-9 #Etat Islamique #Daesh #Réflexion métaphysique