Alors que les différents candidats masculins à la primaire de droite s'étripent dans les médias, Nathalie Kosciusko-Morizet continue sa tournée sur les routes de France. Le pugilat de petites phrases entre Fillion, Juppé et Sarkozy la laisse de marbre et n'entame pas sa volonté, elle ne ménage pas ses efforts.

Vie politique, vie familiale : trouver le bon tempo     

Agée de 43 ans, fraîchement divorcée, la silhouette élancée et sportive, elle dénote dans un paysage #politique pitoyable où le seul mot d'ordre est la course du pouvoir. C'est accompagnée de ses deux enfants qu'elle a parcouru les kilomètres de littoral qui la séparent de son QG parisien. Comme beaucoup de femmes, elle ne transige pas avec sa vie familiale et tente d'équilibrer les deux. Le challenge est à la hauteur et #NKM dispose des "atouts féminins" pour y arriver. Mais que peut-elle apporter à l'exercice du pouvoir ? Le seul visage féminin de cette campagne à la primaire porte un espoir de renouveau et de changement. Celle qui définit notre système comme figé et bloqué affiche une volonté farouche de mêler douceur, humanité et abnégation pour remettre en route un appareil politique controversé.

La politique, une affaire d'hommes ?

Nicolas Sarkozy a répondu à cette question en "virant" NKM de la direction des Républicains. Les prises de position de celle-ci ne cadraient pas avec la fiche de poste attribuée aux femmes en politique : potiche. 

De retour cette semaine rue de l'Odéon à Paris, elle additionnera les promesses et les parrainages. De retour à Paris, elle accompagnera ses fils lors de leur rentrée scolaire. Sans bruit, elle n'est plus dans l'ombre des hommes qu'elle a servis. Presque isolée, elle apparaît rayonnante. Si les médias lui reprochent ces coups de colère, ils semblent beaucoup plus tolérants sur les propos tenus par le trio masculin de tête... Propos souvent discourtois, sans aucun rapport avec la situation sociale et économique de la France !  

Il n'y a aucun doute, si les signatures vont être au rendez-vous, NKM ne dispose pas de l'appareil des Républicains, c'est une femme ! Si Alain Juppé est le seul candidat à lui avoir témoigné de la solidarité, il y a fort à parier qu'elle le rejoindra et se trouvera à nouveau dans l'ombre d'un homme.