Ce cher #Pokémon Go… Encore et toujours, cette application auréolée de succès fait parler d’elle dans les médias, bien souvent pour de mauvaises raisons. L’application téléchargée plus de 75 millions de fois à travers le monde est au cœur de débats mouvementés. Et, soyons honnêtes, avec autant d’utilisateurs, il est assez difficile de ne recenser aucun incident. Il a bien fallu que quelques-uns se démarquent du lot par leur aptitude à se fourrer dans des situations périlleuses, ridicules, ou les deux à la fois.

Des incidents malheureux

De nombreuses histoires (et fakes) incroyables ont pu être contées ces derniers jours : des embouteillages monstres provoqués par une foule de joueurs en quête d’un Pokémon rare – un Aquali pour les curieux - à Central Park, deux garçons chutant nonchalamment d’une falaise lors d’une séance de jeu, ou, plus dramatique encore, le meurtre d’un jeune homme par balle sur une propriété privée au Guatemala.

Des critiques assassines

Les preuves paraissent accablantes vis-à-vis du dernier né du studio Niantic. De vives critiques ont été proférées à l’égard du jeu ayant gagné son lot de détracteurs. Une pétition a même été lancée pour son interdiction et a récolté tout de même plus de 800.000 signatures à l’heure actuelle.

La question qui me vient en tête après avoir lu tous ces articles est la suivante : Pokémon GO est-il responsable du comportement de ses joueurs et des incidents qui se sont déroulés - et qui vont continuer à se dérouler ?

L’utilisateur en cause

Sans le jeu, est-ce que tout cela se serait produit ? Suffirait-il d’enlever l’application pour éviter toutes les situations qu’on a recensées ?

La réponse, à mon avis, est que Pokémon GO n’est qu’une application, et que son usage n’incombe qu’à ceux qui l’utilisent. Disons-nous que la voiture est une invention dangereuse quand plus de 3.000 français sont tués - ainsi que 75.000 blessés - dans des accidents de la route (2014) ? Non, car le danger ne vient pas de l'outil utilisé - la voiture - mais de la personne qui le manipule.

D’ailleurs l’application n’a qu’une implication assez faible dans ces incidents. L’homme tué par balle sur une propriété privée se serait fait tuer avec ou sans Pokémon GO à la main. Le fait qu’il s’y soit rendu n’est qu’une conséquence de son inconscience des règles de propriété et du bon sens en général.

Cette jeune dame ayant découvert un cadavre au bord d’une rivière en cherchant un Pokémon aurait très bien pu le faire en pratiquant son jogging matinal ou de n’importe quelle autre façon. De plus, sans le jeu, le défunt n’aurait peut-être jamais été retrouvé. C’est juste son comportement, sa décision, qui l’a menée à cette découverte macabre.

Un coup marketing journalistique

Aurait-on précisé ce détail dans l’article si la personne concernée avait joué à Candy Crush par exemple ? Aurait-on écrit « Candy Crush : premier décès d’un jeune homme sur une propriété privée » ?

La mention « Pokémon GO » pourrait alors être purement effacée des titres et des articles de journaux sans que les incidents ne soient dénaturés puisque le jeu n’a aucun rapport direct avec ces affaires. On pourrait simplement écrire « Un homme abattu par balle sur un terrain privé au Guatemala », « Une femme découvre un cadavre au bord d’une rivière ». Point.

Mais comprenez bien que c’est le jeu du moment, que l’été est une période creuse et qu’il faut bien ramener des vues. Le potentiel de visites est assez énorme avec ce genre de phénomènes, surtout lorsqu’ils sont liés à des drames, des morts, ou du sexe.

Alors, dangereux ? Vraiment ?

En réalité, comme chaque outil, Pokémon peut se révéler dangereux s'il est (très) mal employé, mais bénéfique dans des conditions saines d'utilisation. La grande majorité des joueurs sont dans ce cas d'utilisation, et les évènements qui se sont produits ne sont que des exceptions que l'on s'empresse de généraliser, en oubliant au passage tous les aspects positifs que le jeu apporte. #technologie #Smartphone