Comme un symbole. Une chaîne de télévision, i-Télé est en grève depuis quatre jours, en grande partie parce que sa rédaction s'oppose à l'arrivée d'un animateur interpellé, placé en garde à vue, mis en examen dans un dossier de moeurs concernant de jeunes gens dénonçant des dérives sexuelles durant des castings. Jean-Marc Morandini est, comme toute personne à ce stade de l'enquête, présumé innocent. La moralité de l'homme qui, lui, condamne les personnalités, dans ses rubriques, sans aucune forme de procès, est pour le moins engagée. Quand on voit que Morandini, à l'origine du conflit, est le seul à avoir droit à son émission en direct, ajoutant à son dossier "briseur de grève".

Les Français évoquent la guerre civile

A l'instar de Valeurs actuelles qui a consacré la Une de son magazine au sujet, la semaine passée on entend de plus en plus de Français parler de #Guerre civile. Pas toujours bien employé, ayant suivant les interlocuteurs des définitions diverses, le terme se focalise autour du même sentiment, la peur. La France a peur. Et quand un pays a peur, il se replie. Il se communautarise. Il se "corporatise" et, alors, les policiers descendent dans la rue. Pour que des fonctionnaires mettent à mal leur devoir de réserve, il faut que la crise soit désespérante. Ces femmes et ces hommes sont confrontés à la violence, à l'humiliation, à l'arrogance et dénoncent le laxisme de la justice. Ce même laxisme que le quidam ressent, lui qui ne pourrait pas échapper à son PV pour avoir "oublié" de mettre une pièce dans l'horodateur. Justice à deux vitesses. Justice coupable mais aussi victime. A six mois des élections, le gouvernement est à deux mois de donner, enfin, les moyens nécessaires. Foutaise.

Les politiques en campagne veulent mettre "Poisson" hors d'eau 

Pendant ce temps les politiques sont en campagne, surtout ceux de droite. Ses sept candidats prêts à gouverner le pays. Le pensent-ils du moins. Une longue campagne des primaires pour un résultat sans suspense. Juppé battra Sarkozy au second tour. Poisson, lui, que certains voudraient mettre hors d'eau, flirterait avec le Front national. Mais, en 2016, flirter avec le Front national, est-ce encore passer un deal avec le diable ? Ce #FN valorise la moindre erreur des autres partis, et il a de quoi faire. Marine le Pen ne parle pas beaucoup, elle a compris que tous oeuvraient pour son parti, et pour elle. Pour preuve, les policiers dans la rue qui s'offrent une tribune pour dire qu'ils... voteront à plus de 50% pour le FN#Policier