La #trap vient des Etats Unis, c'est donc un mouvement qui a émergé Outre-Atlantique dans les années 2000. On l'appelait la "crunk" ou la "dirty south music" pour son origine géographique. En opposition au boom bap (90 BPM), qui a un rythme très rapide, la trap a un rythme lent (70 BPM). Au niveau de la texture c’est un une boite à rythmes (TR 808). Tous les morceaux évoluent avec la même composition. C’est les variantes de « charley » accélérés, en triolets, sur la croche, double croche qui font la différence. Souvent mélangée, confondue avec d'autres courants comme le Drill, l'effet de la mondialisation est passée par là. Migos, 2 Chainz, Gucci Mane, Young Jeezy sont les figures emblêmatiques Outre Atlantique. Ca c'est la trap originale et originelle.

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Les morceaux de Kaaris, Gradur et Niska sont bien éloignés de tout ça. Tous les gros vendeurs français s'y sont mis à un moment ou un autre. Et puisque les modèles le font, les autres suivent. Ce qui donne parfois lieu à des flows conçus sur du papier calque.

Un modèle unique

La trap étant extrêmement facile d'accès de par sa rythmique et potentiellement à succès. Tout le monde s'y met. Des rappeurs peu connus tels que Di-Meh, ou encore des géants ayant explosé grâce au buzz comme MHD et son concept de l'afro-trap. Tout le monde s'y met on vous dit ! Souvent gangsters, souvent drogués les rappeurs qui font de la trap obéissent à des règles.. Nous ne pourrons critiquer le fait qu'il existe des "vagues" de rappeurs, et que ceux-ci se copient, s'influencent. En soi ce n'est pas forcément mauvais.

Mondialisation et impérialisme, le vrai cancer

Ce que je reprocherais principalement à la trap et à toutes ses dérives sur 70 BPM, c'est que la mondialisation s'est emparée de la #Musique. La musique est censée être une création de l'esprit, de l'âme.

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Tout comme l'art. Comme dirait Hannah Arendt, l'art est fait pour transcender l'esprit. Aujourd'hui c'est devenu une concurrence sans merci, qui s'inspire grandement de l'impérialisme américain. On écoute de la musique comme on mangerait un fast-food. C'est savoureux, mais ça sent le réchauffé. A la question, le rap était-il mieux avant ? Je dirais que l'impérialisme américain n'avait pas encore sévi dans les années 90. Heureusement certains artistes n'ont pas cédé à cette mode : 1995, Keny Arkana, Davodka, Hugo TSR.. #Rap