Trump adresse un message d’excuses aux femmes américaines. Les mots de mon petit Donald ont pu choquer. Mais, Madame la professeure des écoles, ne lui collez pas le bonnet d’âne, il a changé, ce sera un bon élève docile. Telle est, ni en substance, ni autrement, le communiqué de Melania Trump, mais ce qu’il évoque. Selon elle, et il y a de quoi puisque les faits datent de sa grossesse des œuvres de The Donald, son mari a employé des mots « inacceptables » qui l’ont choquée. « Cela n’est pas significatif de l’homme que je connais. Il a le cœur et l’esprit d’un chef (…) concentrons-nous sur les sujets importants que notre nation et le monde confrontent ». Pissotant, comme on dit encore dans nos campagnes d’une bonne blague vraiment irrésistible.

L’establishment et les autres

Cela, c’est pour l’establishment bien-pensant. Mais les cowboys texans du pétrole, les traders des back-offices de Wall Street ont entonné : « il est des no-ôtres, il met la main aux fesses comme les au-autres ». L’establishement, c’est une chose, l’électorat, une autre. #Donald Trump, lors du débat de cette nuit à Saint-Louis, va dire à White of Castilla, à Snow White et aux Seven Dwarfs ô combien il est contrit, et sortir une bonne vanne pour les autres, son fidèle électorat. On parie ? L’affaire Trump-O’Dell n’a pas plus choqué Sarah Palin, du mouvement Tea Party, même si elle a employé ‘’disgusting, shameful, ‘locker room’ garbage’’ après la diffusion de la vidéo de Trump se permettant d’embrasser de force et de flatter le pubis des femmes qu’il convoite. Mais, alors qu’elle n’avait pas été retenue pour devenir sa vice-présidente, elle votera quand même pour The Donald. Car #Hillary Clinton, c’est la peste et le choléra, Sodome et Gomorrhe. Elle laissera « nos enfants exposés à l’insécurité, brisés et abusés ». Sexuellement aussi ?

Interventions du public

Cette nuit, le format du débat, c’est Trump et Clinton répondant à la salle, au public. Town hall debate. Alors, on se remémore les précédents : Bush, Al Gore, Mitt Romney, Obama… C’est périlleux et Hillary Clinton est cent fois mieux préparée que Donald Trump. Lequel a soigneusement évité l’exercice lors de sa campagne. Il s’y est résigné voici peu dans le New Hampshire.

Trump ira jusqu’au bout

Il est évident que, comme il l’a dit, Trump ira jusqu’au bout. Car les votes par anticipation ont débuté (Obama a voté) et qu’il est impossible de lui trouver un substitut. Car un Trump devant des millions à la Chine, quasi-ruiné, doit durer. Et rebondir avec ou sans Fox News. Soit en devenant patron de presse et bateleur, et entretenir l’autre bien-pensance libérale, conservatrice, de son électorat populaire, lui occuper le temps de cerveau disponible pour lui fourguer des publicités. Qu’importe que Paul Ryan, Mitch McConnell (les présidents de la Chambre et du Sénat) le conspuent. Son électorat, son futur audimat, les conspue. Il aura assez d’avocats retors pour le tirer d’affaire. Next step : par ici la monnaie. Et « nous » lui feront sa réclame : je veux des hits sur Blasting News ? J’obtiendrai une exclusive de Trump pour les éditions anglophones. Pigé ? Et s’il m’annonce son divorce, à qui il a mis les mains aux fesses, j’engrange. Merci, Blasting News, de m’accréditer. Je me charge d’obtenir mes billets d’avion gratis (l’enfance de l’art : mais on citera les compagnies ; j’ai couvert Paris-SF ainsi…).

Restons résolument cyniques

Attendez-vous à savoir qu’en ma pharamineuse qualité de Præsident-maréchal-propagandiste (pourquoi seulement Pdg ? Comme Trump, je suis bien au-delà…) du Prout (Parti de rien, revenu de tout), avec le Pfitt (Parti faire un tour… électoral), de Gaspard Delanoë – le vrai –, et c’est quoi son nom ? Julien Bayou. Un Acadien ? Suspect. Peut pas s’appeler Tombeur comme tout le monde ? Un patronyme ridicule, comme Trump (trump card, joker, carte maîtresse).M'enfin, retenez ce nom. Cyniques, oui, peut-être au sens grec de l'étymon. Messieurs les censeurs, bonsoir (feu Maurice Clavel). #Etats-Unis