Et vient le moment du top du top, en matière de démocratie participative. Le #Référendum ! Celui qui permettra au grand peuple de France, ou au petit peuple régional ou local, de donner son avis. Sur le papier, le principe n’est pas stupide. Dans les faits, tout n’est pas si simple, pas aussi innocent que ça et pas vraiment gratuit. Bref, le référendum n'est pas la panacée. Il faudrait, pour s'en convaincre, que nos Enarques acceptent de voir la vérité en face. En organisant "LE" référendum du siècle, à travers "LA" question du siècle : « Les politiques prennent-ils les Français pour des abrutis ? ». Inutile d’être un grand politologue, ou de diriger un institut de sondage, pour annoncer une participation historique des Français, sous la Vème République, pour ce vote. Le « Oui » l'emporterait avec un score de république bananière, On ne parlerait plus de plébiscite mais de véritable « boucherie ». A faire rêver #Nicolas Sarkozy qui construit aujourd'hui ses discours sur les cendres de ceux de 2012. Sur cette question des référendums, il semble fonctionner à la manche à air, un jour « oui », un jour « non ». 

Un référendum sur les politiques pourrait être amusant

Tout en égratignant certains de ses amis politiques pour... leur manque de cohérence ! Le candidat républicain ne semble pas conscient, qu'en 2016, quelques clics suffisent pour retrouver de pas si anciennes déclarations. A Epinal, lors d’un meeting le 12 juillet 2007, et après avoir évoqué le référendum du général de Gaulle « qui le concevait comme une question de confiance posée aux Français… »,  il poursuivait : « …Il me semble que le référendum ne remplit plus ce rôle et que cela ne suffit pas ». Durant son mandat, il n’eut jamais recours à cette consultation. 

Des référendums politiques : oui mais à coup sûr

La boulimie lui vient en périodes électorales. En 2012 déjà, la question le chatouilla et, cette fois, elle semble carrément le gratouiller. Au point d’annoncer, vendredi 7 août 2016 sur le plateau de France 2, son intention de recourir aux... référendums ! Deux pour le prix d'un. Deux questions portant sur la suspension du regroupement familial et la mise en rétention administrative des personnes fichées « S ». Une décision tournée en ridicule par la gauche et peu appréciée par certains « camarades » de Sarkozy au sein des Républicains. Une double consultation qu'il voudrait coupler avec le second tour des Législatives 2017, histoire d’ajouter un peu à la confusion et d'éloigner les électeurs déjà bien peu intéressés par la #Politique. Pourquoi un Président, élu en mai, pourrait avoir besoin d’en appeler au peuple quelques semaines plus tard? On se doute que l’ex-chef d’Etat, qui aimerait le redevenir, a fait ses calculs. En oubliant peut-être qu’une élection sépare ses fantasmes actuels de ses fantasmes référendaires. En France, république démocratique s'il en est, les habitants élisent leurs élus, qu’il s’agisse du Président ou des députés, des représentants, régionaux, départementaux, Et même les Sénateurs, par procuration! Comment alors déclarer, un mois après son élection, que le Chef d’Etat n’est plus représentatif. Il l’est peut-être peu, mais quand même! Ces référendums, le plus souvent, sont faits pour renforcer ceux qui les initient afin de les légitimer. Les questions sont tournées de telle manière que la bonne réponse soit « oui ». A l'échelle locale, les consultations sur la construction d'une autoroute, d'un équipement municipal, de l'extinction de l'éclairage la nuit... sont également organisées pour l'égo des maires. A la recherche de plébiscites. Le seul point commun réside dans la dépense Un référendum coûte cher de par son organisation. Alors pour les amoureux de cette démocratie, reste la Hongrie... ou la Suisse. En n'oubliant pas que la culture du pays, son découpage, son organisation politique sont bien différents. Et, dans cette confédération, la votation ne part pas de l'élu mais de demandes formulées par la population. On n'en est pas là !