La route est encore longue. Longue et semée d'embûches. Mais le débat de ce jeudi 13 octobre 2016, sur #TF1, a sonné le début de l'écrémage. Les coups tordus, gardés secrètement dans les tiroirs des candidats seront distillés dans les prochaines semaines.  Seule, dans ce monde de brutes, Nathalie Kosciusko-Morizet, le quota féminin, diront certains machistes. A ce moment précis, Alain Juppé est le plus potentiellement Président de la République. Mais il doit éliminer cinq de ses meilleurs ennemis, puis un sixième au second tour. 

Et si Hollande se suicidait politiquement dans cette Présidentielle?

Une fois de plus, politique et sport se retrouvent dans une sémantique, quelquefois plus effet de style, qu'empreinte de véritable sens. En cyclisme, combien de fois entendons-nous: "Aujourd'hui personne ne peut gagner le Tour, mais tout le monde peut le perdre". C'est le cas pour ces débats télévisés. Les moeurs de nos deux pays ne sont pas les mêmes, mais aux Etats-Unis, malgré des goujateries de Trump, Hillary Clinton n'est encore assurée de rien. Seule véritable certitude, la "lanterne rouge", Jean-Frédéric Poisson, président du PCD le restera jusqu'au soir du premier tour. Pas un trouble-fête, plutôt un représentant de commerce venant vendre son parti et son programme. Un peu comme les Témoins de Jehovah, Poisson prêchera un peu dans le désert durant cette campagne, mais que les autres candidats fassent attention. Méconnu du grand public, Poisson est prêt pour ce marathon. Et il ne prendrait aucun risque à flinguer. Juppé et Sarkozy se disputeront le bout de gras en trois manches gagnantes, en comptant le débat d'entre deux tours. Le plus mauvais des entraîneurs leur conseillerait sans aucun doute de se méfier d'un KO. Au sol, le perdant ne tarderait pas à se faire manger la laine sur le dos par Cppé, Fillon, Le Maire en embuscade pour une improbable place de finaliste. Pour Nathalie Kosciusko-Morizet ce pourrait être une course de haies..., trop hautes, dans une nation pas prête à choisir une présidente. Pas elle, du moins. On dit souvent que la France a 15 ans de retard sur les Etats-Unis. De quoi donner du baume au coeur à la classe biberon. Ce début de campagne officiel, médiatiquement parlant, ferait presque oublier que la gauche aura, au moins, un candidat. Avec la sortie du bouquin de ses "amis" journalistes du Monde, Hollande est parvenu à se mettre à dos en 24 heures, la magistrature, les sportifs, certains de ses ministres et... son ex !

Copé premier des candidats à s'exprimer

Le Président de la République pouvait difficilement faire pire. Un timing déplorable et une communication à la hauteur d'un village de 2000 habitants, sans vouloir offenser ces villages. Et si François Hollande était en train de se suicider politiquement?  Et si, conscient que les carottes sont cuites, il se retirait de la feuille de match. Pour assister, des tribunes, à la lutte des prétendants. Tiens, on entend moins Emmanuel Macron depuis quelques jours. Montebourg, lui, continue son tour des entreprises françaises. Et Ségolène ? Une Ségolène Royal qui, comme nous l'avons déjà écrit, se verrait sans doute bien dans la peau d'une présidente ... ex femme de président. Cette fois Juppé repart à Québec. Et y reste ! Les candidats se sont présentés d'emblée en début de débat sur TF1. C'est Copé qui a ouvert le bal, taclant Sarkozy et la gauche, et évoquant une droite décomplexée gouvernant par ordonnances. Pour Juppé, le constat est l'exaspération  dans ce pays. Il veut un état fort et lutter contre le chômage. Sarkozy évoque son mandat  et les plus grosses difficultés depuis 1929. Le Maire souhaite un renouveau pour une France qui est à bout de souffle. Kosciusko-Morizet veut une droite ouverte au centre et qui rassemble. La famille citée en premier par Poisson avant que Fillon dénonce une France en faillite et une bureaucratie qui bloque tout. #Élections #Débat TV